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3 questions à Alain Cacheux - Vice-président habitat-logement de Lille Métropole communauté urbaine, adjoint au maire de Lille

"Lille renoue avec son passé de ville de communication et d'échanges"

3 questions à Alain Cacheux - Vice-président habitat-logement de Lille Métropole communauté urbaine, adjoint au maire de Lille
3 questions à Alain Cacheux - Vice-président habitat-logement de Lille Métropole communauté urbaine, adjoint au maire de Lille

Indicateur Bertrand : Lille s'est engagée dans un Grand projet de rénovation urbaine (GPRU). Quels sont ses principaux objectifs ?


Alain Cacheux : Le projet urbain a pour objectif de poursuivre la transformation de la ville en abordant d'autres quartiers. Il s'agit essentiellement de Lille sud et du secteur de la Porte de Valenciennes, qui se situe en limite d'Euralille 2. Ces deux quartiers concentrent un habitat social hérité des années 60. L'une des caractéristiques de notre projet urbain est de jouer à fond la diversité sociale. Une partie des vieux logements sociaux détruits à Lille sud et à la Porte de Valenciennes seront reconstruits dans ces secteurs, mais la majorité sera implantée dans d'autres quartiers de la ville. Quant aux 3 000 logements neufs qui seront construits d'ici 2012 dans ces quartiers, ils permettront une véritable mixité sociale, avec du locatif et de l'accession aidée, mais aussi de l'accession libre. Lille sud et la Porte de Valenciennes tourneront ainsi le dos à un passé "cité-dortoir" pour devenir de vrais "morceaux de ville".


I. B. : Quels sont les outils de la métropole pour mettre en oeuvre sa politique du logement ?


A. C. : L'outil principal est le Plan local de l'habitat adopté définitivement en décembre dernier et, parmi ses principaux axes d'action, l'axe 2, qui le dote d'une solide politique foncière. Il s'agit de lutter contre la flambée des prix en maîtrisant le foncier. Cela passe par l'achat ou la préemption de terrains et par la reconquête d'un certain nombre de friches urbaines. La mise en place d'une telle politique est un travail de longue haleine et elle aura des résultats significatifs d'ici deux ou trois ans. I. B. : La métropole lilloise a beaucoup évolué. Comment voyez-vous son avenir ?


A. C. : Tout le monde reconnaît que l'agglomération a beaucoup changé depuis plusieurs décennies, même si l'arrivée du TGV et la construction d'Euralille ont été des accélérateurs considérables de son image de marque. Euralille a été médiatisé, même lorsqu'il s'agissait de critiquer certains aspects du projet, cela a créé le débat. Une dynamique a été enclenchée pour renouer avec une réalité historique de Lille, celle d'une ville marchande, de communication, après une longue parenthèse industrielle. Cette dynamique est le moteur de notre transformation urbaine actuelle. Aujourd'hui, Lille est à 1 h de Paris, 38 mn de Bruxelles et moins de 2 h de Londres. Nous offrons une alternative valable aux entreprises, qui peuvent s'installer à moindre coût chez nous plutôt qu'à Paris, Londres ou Bruxelles, où les prix commencent à grimper du fait de la présence des institutions européennes. Cette dynamique d'échange est au coeur de l'évolution de notre métropole et elle ne peut que continuer dans les années à venir.


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