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3 QUESTIONS A ALAIN CACHEUX Vice-président habitat-logement de Lille-Métropole Communauté urbaine*

“Les friches industrielles contre l’étalement urbain”

3 QUESTIONS A ALAIN CACHEUX Vice-président habitat-logement de Lille-Métropole Communauté urbaine*
3 QUESTIONS A ALAIN CACHEUX Vice-président habitat-logement de Lille-Métropole Communauté urbaine*

Indicateur Bertrand : En quels termes se pose le problème de la construction de logements sur l'agglomération lilloise ?


Alain Cacheux : Malgré une relative stagnation du nombre d'habitants, le besoin de logements est en augmentation pour différentes raisons (séparation, allongement de la durée de vie, etc.). Il y a en outre un décalage important entre les produits mis sur le marché et les capacités financières de la demande. Pour le réduire, il faut passer par un accroissement de l'offre dans le parc social afin de permettre la reprise d'un parcours résidentiel. Le désengagement de l'Etat ne facilite pas cette reprise en fixant des objectifs quantitatifs sans apporter les moyens de les atteindre et ce, dans un contexte où le prix du foncier a doublé et le coût de la construction est en hausse. Pour mettre sur le marché des terrains à coûts maîtrisés, les communautés urbaines doivent engager leurs fonds propres. En 2007, Lille Métropole a contribué à hauteur de 5 millions d'euros. C'est presque autant que l'aide à la pierre apportée par l'Etat pour le locatif social (6 millions d'euros).


I. B. : Combien de logements seront produits dans les années à venir ?


A. C. : Le Plan Local de l'Habitat voté fin 2005 et établi pour 6 ans énonce en plus du réaménagement du parc vétuste, un objectif de construction de 5 000, voire 5 500 logements par an, contre une moyenne de 3 500 sortis ces dernières années. Une attention particulière est portée au parc social (environ 40 % des constructions). Nous n'avons pas encore le détail de la production 2007, mais le rythme est significativement à la hausse. Cette relance est le fruit d'une politique foncière ambitieuse afin de mettre sur le marché des terrains à coûts maîtrisés.


I. B. : Comment limiter l'étalement urbain ?


A. C. : Le schéma de cohérence territorial (Scot) a fixé un objectif de 2/3 de construction dans la métropole et 1/3 en extension urbaine. Nous pouvons exploiter le potentiel des nombreuses friches industrielles de la région, qui ne seraient pas exploitables sans un engagement fort de la puissance publique (démolition, dépollution, réaménagement). Au-delà, le moyen le plus opérant est de limiter les terrains ouverts à l'urbanisation et de densifier les Cos (coefficient d'occupation des sols), avec des permis de construire groupés, des Zac. Cela a été fait lors de l'élaboration du PLU, accompagnée d'un travail de fond auprès des maires pour que les bienfaits d'une densification réfléchie soient compris par tous.


* Adjoint au maire de Lille













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