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3 QUESTIONS À ALAIN BAUDET Responsable du marché immobilier à la Caisse d'Epargne IDF Paris

"Les jeunes achètent plus volontiers du neuf "

3 QUESTIONS À ALAIN BAUDET Responsable du marché immobilier à la Caisse d'Epargne IDF Paris
3 QUESTIONS À ALAIN BAUDET Responsable du marché immobilier à la Caisse d'Epargne IDF Paris

Indicateur Bertrand : Les primo-accédants représentent-ils une part importante de votre activité ?


Alain Baudet : A la Caisse d'Epargne Ile-de-France Paris, les primo-accédants, qui représentaient une part importante dans notre activité, ont diminué significativement, tout particulièrement en Ile-de- France en raison de la hausse des prix. En outre, le financement du logement est devenu plus sélectif car les jeunes qui empruntent pour se loger n'ont pas toujours de gros moyens au départ, ce qui les rend plus fragiles. Selon l'Observatoire du financement du logement, l'âge moyen des primo-accédants français est de 34 ans, mais je pense que cette moyenne est un peu moins élevée en Ile-de- France. Nous leur apportons bien sûr des solutions. On peut financer le logement à 100 ou 110 %, c'est-à-dire y compris les frais notaires. Mais il faut être prudent car avec des prix au mètre carré qui ont beaucoup progressé ces dernières années mais qui n'augmentent plus que de 4 à 5% en 2006, l'hypothèse d'une baisse est toujours possible.


I. B. : Avez-vous un exemple ?


A. B. : Si l'emprunteur finance une acquisition de 100 000 e avec un prêt à 100 % et qu'il est obligé de vendre un ou deux ans après, à un moment où le marché a baissé de 10 %, son appartement ne vaudra plus que 90 000 e, il devra trouver les 10 000 e manquants pour rembourser la banque, ce qui est une somme importante pour un primo-accédant. C'est une des raisons pour laquelle la durée des crédits de la Caisse d'Epargne Ile-de-France Paris se limite à 25 ans : notre rôle est d'accompagner les primoaccédants dans des limites raisonnables. D'autant que les acquéreurs revendent généralement au bout de quelques années pour racheter autre chose de plus adapté. On note d'ailleurs un paradoxe sur la durée de vie réelle des prêts : celle-ci est de l'ordre de 6 ans alors que nous prêtons sur 15, 20 voire 25 ans. Nous constatons, en fait, que les jeunes accèdent plus facilement à la propriété que par le passé et qu'ils achètent plus volontiers du neuf que de l'ancien.


I. B. : En matière de taux, que préconisez-vous ?


A. B. : Entre taux fixe et taux révisable, dans le contexte actuel, nous préconisons le panachage, c'est-à-dire 70 % du prêt à taux fixe et 30 % à taux révisable. L'emprunteur a tout à y gagner. A condition que le crédit soit de courte durée. En 2000, un primo-accédant qui achetait 1 535 e/m2 en moyenne en Ile-de- France, pouvait vendre à 2 800 e en 2005. Il faut seulement privilégier des formules à taux révisables dont le cap n'est pas trop proche du niveau des taux fixes. Auquel cas, cela perd de son intérêt.


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