…même au-delà de Montpellier

L'aire d'influence du marché montpelliérain se situe jusqu'à une quarantaine de kilomètres. Autour de Montpellier, Pragma est présent à Castelnau-le-Lez avec la deuxième tranche de L'Etoile, sur la ligne du tramway, avec une livraison au 4e trimestre 2008. Le promoteur, qui ressent "le besoin d'élargir le spectre de son offre", s'éloigne encore plus de Montpellier pour implanter une opération à Balaruc-les- Bains, avec Bleu de Thau, 50 logements avec vue sur l'étang de Thau, à un prix moyen de 3 200 €/m2 habitable. Il lance également une opération en centre-ville de Mauguio, avec 25 logements en résidence principale, à environ 3 000 €/m2, puis à Marsillargues, sur le site de l'ancienne cave coopérative, à un prix compris entre 2 700 et 2 800 €/m2. Dans le périmètre de l'agglomération, aux portes de Montpellier, Bouwfonds Marignan commercialise Les Capitelles, des appartements de 2 à 4-pièces, sur le Domaine de Fondespierre, en lisière du golf international de Fontcaude, en hauteur de colline. Le 3-pièces, de 61 à 71 m2, est commercialisé entre 184 000 et 258 000 €, avec une livraison prévue fin 2007. A Lattes, au coeur de la cité lacustre de Port- Ariane, Roxim propose la dernière opération à s'intégrer sur le port avec une seconde tranche de Résidence Domitia où le 2-pièces de 40 m2 est proposé à partir de 155 000 € et le 3-pièces de 67 à 70 m2 est vendu à partir de 209 000 €. Comme conclut Xavier Longin : "Pour l'instant rien ne permet de s'inquiéter de l'évolution du marché immobilier local à court terme."

…même au-delà de Montpellier
…même au-delà de Montpellier

#rL'avis de Christophe Jay - Président FNAIM* de l'Hérault


Indicateur Bertrand : Quelles sont les caractéristiques actuelles du marché de la revente à Montpellier ?


Christophe Jay : Nous avons connu une période qualifiée un peu rapidement d'euphorique alors qu'à mes yeux il s'agissait plutôt d'un emballement. A Montpellier, les prix du marché de la revente ont augmenté, tous secteurs et toutes catégories de biens confondus, il y a six ans et se sont réellement emballés voilà trois à quatre ans. Nous avons assisté à une envolée des prix que nous, professionnels, n'avons pas pu maîtriser. A la Paillade, sur la Comédie ou à Antigone, les prix ont doublé en suivant la même progression, relayée en cela par les médias. Bien au-delà des réelles capacités du marché, les prix pratiqués ont eu pour conséquence d'éloigner les acheteurs locaux et les acquéreurs extérieurs sont même devenus très réticents. Face à la baisse des prix qui devient inéluctable, combien de propriétaires refusent de réduire leurs prétentions sur des biens surévalués. Que les prix soient haussiers sur une période de trois, cinq ou dix ans, c'est normal mais pas d'un mois sur l'autre ! De nombreux vendeurs sont déconnectés de la réalité. Il importe de les informer qu'on ne peut pas vendre n'importe quoi à n'importe quel prix ! Que signifie pour un investisseur d'acheter un studio à 98 000 € alors que celui-ci valait 45 000 € il y a quelques années, pour un loyer sensiblement identique ? Nous devons revenir à la raison, à la règle de l'offre et de la demande. Sans cela, le marché va se scléroser et fragiliser les acquéreurs potentiels. Cessons la surenchère et souvenons-nous que le neuf doit toujours se situer à un prix supérieur à l'ancien. Pour l'équilibre du marché, ce rapport entre le neuf et l'ancien est vital.


(* Fédération nationale des agents immobiliers)


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