… aux vastes parcs à l’Américaine

Sous le stratège, on sent percer le rebelle. L’envie d’animer les friches industrielles. De bousculer nos pâles périphéries et notre habitude “d’achever brutalement les lotissements là où commence le labour”. Une solution : implanter près des villes une micro agriculture (captage de l’eau, production de combustibles…) où le public se baladerait. Autre solution : constituer de vastes parcs urbains comme les villes américaines au 19e siècle, à un moment où elles explosaient. Cela en donnant tout de suite un statut au terrain et en progressant à mesure que le bâti se métamorphose. Les projets qui font pousser cette modernité ne manquent pas. Desvigne conseille le Grand Londres sur des sites liés aux futurs Jeux Olympiques. A Bordeaux, il a facilement convaincu Alain Juppé de jeter les bases d’un parc en centre ville longeant la rive droite de la Garonne. Il participe aussi à la création du parc de Lyon-Confluence, à la transformation de la Plaine du Var à Nice, au plan paysager de Cergy-Pontoise, à la reconversion du port d’Anvers… Aux Etats-Unis, le paysagiste travaille pour des fondations d’art réputées (Minneapolis, Saint-Louis, Dallas) et vient d’être sélectionné pour le concours d’un parc à la pointe de Manhattan. “Je suis un passeur entre les cultures américaine et européenne”, constate t- il. Un “frontalier” comme dans la vie.

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