Magazine du 01/11/2006
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L'AVIS DE PATRICK DEVEDJIAN - VICE-PRÉSIDENT DU CONSEIL GÉNÉRAL EN CHARGE DES TRANSPORTS
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Indicateur Bertrand : N'existe-t-il pas une "fracture des transports" entre les Hauts-de- Seine et Paris, voire entre certaines communes alto-séquanaises et d'autres ? Patrick Devedjian : Il existe à l'évidence une forte fracture en matière de transports entre Paris et toute sa banlieue. Tout d'abord, la capitale a absorbé la plus grande part des crédits transports depuis très longtemps et cela continue. C'est d'ailleurs le premier reproche qu'on peut faire au tramway du boulevard des Maréchaux. Paris est suréquipée en transports à des tarifs peu élevés. Entre la banlieue et Paris, c'est la population la plus aisée qui bénéficie de l'offre la plus abondante et la plus confortable au plus faible coût. La banlieue souffre de tarifs beaucoup plus élevés par la division en zones, par des moyens moins nombreux, souvent vétustes, pour une population plus active et en moyenne plus pauvre. Enfin, les transports en banlieue ont été organisés pour converger vers Paris, là encore fortement privilégiée, alors que les besoins sont en priorité de banlieue à banlieue. Les gens n'ont pas le choix, ils sont obligés la plupart du temps d'avoir une automobile. |
Nelly Chevais © Indicateur Bertrand |
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