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Montrouge attire les familles.
La ville retrouve son calme après sa mutation remarquée. En dix ans, les espaces verts ont doublé et le commerce a retrouvé son tonus (40 affaires viennent de s'installer en une trentaine de mois). La ligne de métro sera prolongée de deux stations et la piscine, où s'est entraînée autrefois Christine Caron, se plonge dans des transformations qui dureront encore quelques mois. En dix ans aussi, la démographie a repris le chemin de la croissance et donné lieu à l'ouverture de 30 nouvelles classes. "Je me suis battu pour que les promoteurs construisent de grands logements pour les familles", ajoute le maire, Jean-Loup Metton. Le sujet est toujours d'actualité : Franco-Suisse, Sogeprom, Nexity Seeri, Pitch Promotion, Eiffage Immobilier et Kaufman & Broad proposent des 4 et 5- pièces entre 500 000 et 800 000 €.
Châtillon : développer une atmosphère provinciale.
La ville a accompli des efforts pour "organiser la débâcle en la neutralisant", explique le maire, Jean-Pierre Schosteck, à propos des hautes tours qui défigurent sa commune. L'une des pointes a par exemple été intégrée dans des bâtiments à la façon d'une bastide du Sud- Ouest, mais il reste des immeubles en copropriété très élevés qui ne sont plus en cohérence avec l'atmosphère provinciale souhaitée par la mairie. La ville a créé près de l'église un village commerçant, le quartier Maison-Blanche jouxtant la coulée verte du Sud parisien, et elle projette la requali- fication du centre. Nicolas Sarkozy a inauguré un immeuble social "mutant" de type haussmannien, une première issue d'un partenariat public privé. Dans cette ville qui ignore les parcmètres et possède des parcs et le métro, on trouve des maisons avec jardin (Philia) et des appartements à environ 4 500 €/m2 (Bouygues Immobilier). Prix moyen 2005 : 4 279 €.
Le Plessis-Robinson : un morceau de ville créé de toutes pièces.
Après la requalification de son centre-ville dans le plus pur style "francilien", Le Plessis-Robinson s'attaque au renouveau de sa cité-jardin. Ce projet de 1 200 logements a réuni treize promoteurs, huit architectes et sera livré en 2008. La commercialisation, achevée à 70 %, est consacrée à des programmes d'habitat à 4 400 €/m2 en moyenne. "Ce sera un bel endroit pour se promener, avec un kilomètre de rivière, des bassins, des passerelles romantiques et des jardins publics", anticipe le maire, Philippe Pemezec. Ces développements s'accompagnent de la construction de 6 000 m2 de commerces, dont sans doute un Bricorama et un marché avec parking. Sont en cours la restructuration d'une école, la création d'une crèche et d'une halte-garderie tandis que l'implantation d'un lycée sur un terrain à proximité de la CAF est à l'étude. Le projet s'enrichira d'une résidence médicalisée et d'un équipement culturel comprenant au moins un cinéma et une salle de spectacles de 700 places. Le Plessis- Robinson escompte l'arrivée de 4 000 habitants qui porteront à 26 000 le nombre d'âmes de la ville.
Antony : le pari des quartiers en devenir.
Antony se définit elle-même comme une "petite ville de province". La dynamique de cette commune de 60 000 habitants se poursuit avec une dizaine de réalisations (Bouygues Immobilier, Kaufman & Broad, Franco-Suisse, Armeco International, Meunier Promotion...). Les emplacements se situent dans des quartiers prometteurs : dans le centre, la mairie achève la reconstruction du marché à l'image des halles Baltard. Sur la Croix-de-Berny, les grues et les pelleteuses auront laissé place dans un an à un quartier animé et bien desservi en transports. Pour rendre le Noyer doré plus résidentiel, le plan de rénovation urbaine prévoit certaines démolitions, des réhabilitations et la construction de petits immeubles et de maisons de ville de qualité. Ces secteurs en renouvellement urbain offrent les opportunités les plus attractives du marché, avec des perspectives de plus-value à moyen terme et des prix sages à l'achat : 3 400 €/m2 hors parking pour une maison de ville signée Kaufman & Broad. Cette forme de bâtiment s'intègre dans de bonnes conditions à Antony, dont le tissu pavillonnaire perdure (8 000 maisons sur 25 000 logements). Prix moyen 2005 : 4 090 €. Les marchés immobiliers du sud subissent par conséquent un plus faible rattrapage des prix que ceux du nord, mais la demande reste soutenue d'un bout à l'autre du département. La grande majorité des acquéreurs se décide pour une commune par rapport à l'autre en fonction de la taille de son budget, des infrastructures de transports et de la carte scolaire. Des choix somme toute plus rationnels qu'affectifs. |