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Indicateur Bertrand : Les nombreux projets urbains de Nantes suffisent-ils à répondre aux besoins du marché ?
Bertrand Mours : Les Pays de la Loire en général doivent faire face à une croissance exponentielle de leur population. Trois facteurs entraînent le besoin de logements neufs : la décohabitation, le flux migratoire et l'augmentation naturelle de la population. Les deux premiers facteurs jouent pleinement dans notre région et selon les études de l'Insee, la croissance forte entamée en 1990 devrait se poursuivre en s'accélérant : nous sommes dans une logique où les besoins augmentent en accéléré. Aujourd'hui, le marché est un peu détendu par rapport à la fin des années 90, où l'offre était pauvre. Mais il ne faut pas baisser la garde et se donner dès maintenant les moyens de construire la ville de demain. Le périphérique nantais est plus grand que le parisien et la zone intra-muros est dix fois moins habitée : il y a donc du terrain à ouvrir à la construction. Mais cela se prépare : créer un quartier, cela entraîne des modifications importantes de l'environnement, la création d'équipements, etc. Ce n'est pas rien !
I. B. : La demande s'élargit-elle au-delà de Nantes ?
B. M. : Nous assistons à une forte évolution ces 15 dernières années. La Métropole Nantes Saint- Nazaire n'est pas une vue de l'esprit : les échanges sont de plus en plus nombreux. Bien des gens travaillent dans l'une des villes et habitent l'autre. Ce sont finalement des marchés très proches l'un de l'autre. Bien sûr, les villes côtières, la presqu'île et Saint-Nazaire possèdent leurs propres atouts, mais d'une façon générale, des distances habitat-travail, qui paraissaient auparavant prohibitives, ne le sont plus. Certains acquéreurs s'éloignent de Nantes et vont en deuxième couronne contraints par les prix mais pour d'autres, cela correspond vraiment à un choix, pour obtenir une autre qualité de vie.
*Fédération des promoteurs-constructeurs |