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"Les projets se mettent rapidement en route"
Indicateur Bertrand : Quelle est votre ambition pour Orléans ?
Serge Grouard : Notre ambition est de faire rayonner Orléans dans une logique de concertation avec les habitants. Nous avons créé le festival de Loire, restauré le centre historique et fait ouvrir des terrasses pour développer l'animation de la ville. En 2005, nous avons mené 300 réunions avec les Orléanais sur les projets à venir et 3 000 demandes ont été traitées, engageant un cercle plus vertueux que précédemment. Avec un taux de croissance démographique parmi les plus élevés de France, nous accueillons 200 nouveaux habitants par mois. Comme je ne voulais pas qu'on rationne le développement, l'habitat a été relancé à un niveau de 500 logements par an. On voit des grues maintenant : ça commence à redémarrer !
I. B. : Mais les projets tardent à démarrer tout de même ?
S. G. : Au contraire, les projets se mettent rapidement en route. Nous avons multiplié par deux notre budget d'investissement sans augmenter la fiscalité locale et la dette. Ce qui explique le nombre de chantiers sur la ville : une vingtaine de Zac et des projets d'une taille importante comme celui de La Source de 142 millions d'euros ou des Halles, en plein coeur de ville, où s'implanteront 12 000 m2 de commerces. Trois à quatre cents nouveaux logements étudiants en hypercentre, ce n'est pas rien non plus ! Toutes nos crèches ont été remises aux normes de sécurité et un accueil petite enfance de 60 places est en cours, rue Pasteur. Plus de 200 ravalements ont été réalisés et une centaine est lancée chaque année, financés par une OPAH et par la ville à 30 %. Orléans s'était dégradée depuis 1990, avec seulement une vingtaine de ravalements sur cette période.
I. B. : La sécurité vous tient à coeur ?
S. G. : Les mesures que nous avions promises ont été mises en oeuvre avec une stratégie de résultats qui a baissé de moitié la délinquance sur la voie publique depuis 2001. Par exemple, dans la rue de Bourgogne qui était un "coupe-gorge" il y a cinq ans, on voit des Orléanais se promener tranquillement. La première des libertés pour tous les habitants, y compris et surtout les plus faibles, est de pouvoir se balader jour et nuit dans la ville et nous poursuivrons une politique très volontariste dans ce sens. |