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Les acquéreurs qui s'installent, soit à Saint- Denis, soit à Saint-Ouen, ne sont pas tous dionysiens ou audoniens de souche. Assez souvent, ils sont parisiens. L'Adil 75 remarque que ces clients poursuivent une "stratégie géographique claire", affichant une très nette préférence pour des communes limitrophes de Paris possédant une ligne de métro. En moyenne, ils achètent des 3 ou 4-pièces et traversent le périphérique pour se faire plaisir avec une terrasse et davantage d'espace que dans la capitale. Pour certains acquéreurs, le coût de l'accession à la propriété n'est plus un frein. "Nous arrivons dans une période où nous n'avons jamais vu autant de clients disposer d'un apport personnel important à la suite d'un héritage, constate Gilles Hautrive (Espaces Immobiliers BNP Paribas). A Nanterre, je viens de voir des clients s'offrir une maison de 350 000 € alors qu'ils sortent du parc HLM. Ils bénéficient de 70 % d'apport personnel".
Le neuf est d'autant plus attractif que l'ancien flambe.
Selon les notaires d'Ile-de- France, l'ancien était mis en vente au 1er trimestre 2006 à 3 363 €/m2 en petite couronne et à 2 523 €/m2 en Seine-Saint-Denis. Saint-Denis était montée à 2 420 €/m2 et Saint-Ouen à 2 686 €/m2, cette dernière commune enregistrant une hausse de 30 %, l'une des plus fortes d'Ile-de-France. |