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La décélération de la hausse des prix qui se confirme en 2006 ne signifie pas pour autant baisse des prix : ceux-ci continuent à augmenter, même si la progression est plus douce et que plusieurs acteurs du marché pronostiquent un "atterrissage en douceur". Dans de nombreuses régions, les primo-accédants connaissent toujours autant de difficultés à se loger. Les délais d'écoulement moyens des logements sont d'ailleurs, d'après les constatations de la Fédération des Promoteurs- Constructeurs (FPC) un peu plus longs au 1er trimestre 2006, culminant à 5 mois contre 4 il y a un an pour les appartements. Ces difficultés n'entament pas la belle santé du marché du neuf, puisque selon les chiffres donnés par la FPC pour le 1er trimestre 2006, 32 765 logements ont été vendus, ce qui représente une progression de 8,9 % par rapport au 1er trimestre 2005.
Conjoncture favorable.
Les facteurs conjoncturels restent favorables : la légère remontée des taux d'intérêt est compensée par l'allongement de la durée des prêts. La demande reste donc importante et les prix élevés ne sont pas le résultat d'un marché spéculatif. Et les investisseurs ? Le dispositif Robien a incontestablement dopé le secteur de l'immobilier neuf, motivant un grand nombre de particuliers à se tourner vers le neuf pour réaliser un investissement locatif. Dans l'aire urbaine de Toulouse par exemple, les investisseurs ont représenté 70 % des acheteurs en 2005. Une situation qui n'est pas sans présenter quelques risques de débordement : l'engouement pour le dispositif Robien a incité à construire en abondance des logements locatifs de plus en plus éloignés de la capitale régionale et à présenter aux investisseurs potentiels des communes à 70 km de Toulouse comme faisant partie de son aire urbaine. Résultat : trop de biens à louer dans des villes mal situées et des investisseurs ayant toutes les peines du monde à trouver des locataires, ce qui annule de fait l'effet de la défiscalisation. Ce déséquilibre semble d'ailleurs avoir été perçu puisqu'au 1er trimestre 2006, la part des investisseurs est retombée à 50 % sur ce marché du grand Toulouse. |