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“Il faut être intransigeant sur la localisation”
Indicateur Bertrand : Les acquéreurs sont-ils nombreux à revendre leur logement avant la fin de leur crédit et est-ce une opération facile ?
Martine Polito : La durée moyenne de rotation des biens ne cesse de se réduire. Actuellement de 7 ou 8 ans, elle était de 12,5 ans en 1995. On estime que plus de 40 % des acquéreurs vendent un bien pour en acheter un nouveau. Il n'est jamais évident de réaliser la vente de son logement et l'achat du nouveau bien de façon concomitante. Dans la pratique, il est souvent impossible d'attendre d'avoir vendu pour acheter ensuite, au risque de rater le logement convoité. C'est pourquoi avec une offre de crédit comme Simpl'immo, nous avons développé des réponses spécifiques à cette situation d'achat-revente.
I. B. : Quels éléments sont susceptibles de garantir une bonne revente ?
M. P. : Il est conseillé de penser à la revente au moment où l'on achète. Il importe donc de se demander si le logement est bien orienté, son plan fonctionnel. Il faut également être intransigeant sur la localisation. Bien sûr, compte tenu des prix élevés de l'immobilier, s'éloigner des cœurs de ville est tentant. Mais il ne faut pas oublier de comptabiliser les dépenses induites par ce choix : coût du transport, parking, deuxième voiture obligatoire. Elles impacteront la décision du prochain acquéreur. Mieux vaut donc privilégier le périmètre d'une agglomération où l'on peut bénéficier d'un réseau de transports et d'équipements. L'allongement des durées de crédits peut permettre aux acquéreurs d'investir dans un logement qui possèdera les critères facilitant une revente éventuelle. Ils peuvent aujourd'hui emprunter sur 35 ans et bénéficier ainsi d'une mensualité allégée.
I. B. : La situation est-elle aujourd'hui favorable aux acquéreurs ?
M. P. : La hausse actuelle ne devrait avoir dans les prochains mois qu'une influence modérée sur la tenue du marché immobilier. Après 5 années de baisse, les taux de crédit immobilier ont amorcé fin 2005 une légère remontée. En 2006, le mouvement devrait se poursuivre, de l'ordre de 0,5 % de hausse, mais pas beaucoup plus. Une hausse de cet ordre n'est que faiblement pénalisante en termes de pouvoir d'achat et pour l'instant, c'est surtout la hausse des prix qui impacte la solvabilité des ménages. Cela vaut encore la peine d'en profiter, quitte à s'endetter sur de longues durées. Pour certains, cela permettra de respecter le ratio d'endettement de 30 %, pour d'autres, d'acheter plus grand. |