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Au cours de sa dernière conférence de presse, en juin dernier, la Fédération des Promoteurs- Constructeurs (FPC) remarquait : “Le dynamisme du marché n'a pas été entamé par la morosité de la conjoncture économique”. Avec 32 765 logements vendus au 1er trimestre 2006, le marché du neuf a en effet enregistré une progression de 8,9 % par rapport au 1er trimestre 2005. Côté prix, la légère décrue de l'augmentation s'est confirmée au 1er trimestre de cette année. L'augmentation moyenne s'est établie à 7 % pour cette période, contre 10 % un an plus tôt et 11 % au 4e trimestre 2005. Si les délais d'écoulement moyens des logements sont actuellement un peu plus longs – 5 mois contre 4 il y a un an, pour les appartements – les ventes ont enregistré de fortes progressions dans certaines régions et pour certains types de logements. La FPC constate ainsi que les 2 et 3-pièces représentent 76 % du marché et affichent une forte progression, de l'ordre de 15 % par rapport au 1er trimestre 2005 : les prix élevés expliquent sans doute que les acquéreurs se rabattent sur des surfaces relativement contenues.
Conjoncture favorable.
Malgré l'accalmie de la hausse, les prix de l'immobilier restent élevés et les taux d'intérêt des crédits connaissent une légère remontée depuis l'an dernier. Le contexte est-il encore favorable à l'achat et donc à la revente ? “Les taux des emprunts d'Etat frôlent les 4 % et les économistes s'attendent à 4,15 % à l'horizon des trois prochains mois. Les taux de crédit resteront cependant encore attractifs, en dessous de ceux pratiqués en janvier 2003 et loin des 5,25 % pratiqués en moyenne en 2000” estime Martine Polito, directrice régionale de l'UCB pour la région Lyon Est. Les taux restent donc encore raisonnables et les durées de crédit s'allongeant, rendent l'investissement immobilier plus accessible. Dans le cadre de la revente, la hausse des prix peut avantager les propriétaires. Des programmes vendus il y a un ou deux ans ont par exemple déjà enregistré des augmentations qui peuvent dépasser les 20 %. En Bretagne, un promoteur local analyse ainsi la situation : “Dans l'hyper centre des villes les plus cotées, comme Vannes, la rentabilité locative est faible. Mais là, l'investisseur n'a pas la même approche et privilégie la valorisation de son patrimoine. On constate que des logements achetés il y a quatre ans se revendent facilement 35 à 40 % plus chers aujourd'hui”. |