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Indicateur Bertrand : Pourquoi la place du gestionnaire est-elle aussi importante dans les résidences de tourisme ?
Philippe Gausset : D’entrée de jeu, l’investisseur se demande si le gestionnaire de sa résidence est là pour longtemps. Gestionnaires de remontées mécaniques et de domaines skiables, qui portent sur des concessions de 25 ou 30 ans, nous avons entrepris de gérer des résidences de tourisme, ce qui représente aujourd’hui 18 000 lits. Le promoteur a un métier et le gestionnaire un autre mais nous ne travaillons qu’avec des promoteurs avec lesquels nous pouvons prendre part à la conception des résidences. Aujourd’hui, les comportements évoluent en montagne : on ne vient plus pratiquer un sport c’est l’aspect loisirs qui attire. C’est pourquoi les hébergements n’ont pas nécessairement à se situer au pied des pistes car le ski est une partie de l’activité. Nous sommes présents en Europe Centrale et nous observons que les hébergements peuvent être relativement éloignés des domaines skiables. Par ailleurs, notre métier nécessite d’être de plus en plus performants en termes de qualité et de confort car nous travaillons beaucoup avec les tours opérateurs qui ne tolèrent pas, vu le nombre de touristes en jeu, le moindre problème sur les résidences de tourisme. Il est ainsi plus facile de réaliser un remplissage une fois que de pérenniser cette fréquentation, mais ce n’est pas ce que l’on nous demande ! Enfin, en terme de service, chacun tente de se démarquer aujourd’hui pour répondre à la demande des clients utilisateurs, avec, par exemple, les centres de remise en forme qui n’existaient pas il y a encore cinq ans. |