Indicateur Bertrand :Cogedim a toujours été attaché à mener des opérations immobilières dans la capitale. Quelles sont vos opérations à Paris et autour de Paris ?
Christian de Gournay : C’est exact. Cogedim aime Paris, malgré la rareté du foncier et le caractère souvent complexe des opérations. Les chiffres le confirment : sur l’ensemble de l’année 2006, 320 appartements sont ou seront en vente à Paris. Notre dernier lancement il y a deux mois porte sur un très beau programme de 150 appartements rue Brillat-Savarin à Paris 13e. Une soixantaine d’appartements sont encore disponibles. Mais Cogedim aime aussi les bords de Seine qui constituent un axe majeur de notre développement autour de Paris avec au moins un programme haut de gamme de logements neufs dans la plupart des communes de l’arc ouest parisien depuis Asnières au nord jusqu’à Vanves au sud. Enfin, Cogedim est très présent dans la valorisation du beau logement ancien avec une offre aujourd’hui d’environ 265 appartements. Et nous souhaitons rester un acteur important dans ce secteur d’activité.
I.B. : Quel est le bilan de votre stratégie de développement ? Quelles sont vos perspectives pour 2006 ?
C.G.:Après une très belle année 2005, nous anticipons une hausse de plus de 40 % de nos placements de logements neufs. Cette position est le fruit de la constitution d’un portefeuille de terrains important et d’un développement fort en région. Les régions qui constituent notre premier axe de développement représentent aujourd’hui la moitié de notre activité en résidentiel. A titre d’exemple, sont actuellement en vente 150 logements sur le marché lyonnais, 175 logements sur la côte méditerranéenne et 300 logements en région toulousaine. Notre second axe de développement est également lié au succès de notre nouvelle marque Citalis de Cogedim. Enfin, l’immobilier d’entreprise constitue notre troisième axe de développement, avec d’importants contrats qui viennent d’être signés comme le nouveau centre d’affaires Euromed Center à Marseille, l’hôtel Intercontinental Crown Plaza sur l’Ile Seguin à Boulogne- Billancourt et un ensemble de bureaux sur la Zac de la Buire à Lyon.
I.B. : Quelle est la vocation première de votre marque Citalis de Cogedim, qui existe depuis maintenant deux ans et quelle est son ambition ?
C.G. : Cette marque répond à la demande des jeunes acquéreurs et des investisseurs pour des logements de qualité au meilleur prix sur des sites à fort potentiel : par exemple en région parisienne, à Saint-Denis, Montévrain, Cachan, Argenteuil et Nanterre. Citalis de Cogedim est également largement proposée à Lyon, Nice, Marseille et Toulouse, et représente, après deux ans d’existence, au total un tiers de nos ventes en logement neuf.
I.B. : D’une façon plus générale, quelle analyse portezvous sur le marché de l’immobilier neuf en France et comment vous positionnezvous?
C.G. :. Au regard des facteurs structurels, tels que l’insuffisance notoire de logements neufs, la tendance de fond reste, à mon sens, très positive, tout en sachant que nous nous situons à la fin d’un cycle haussier de prix. Dès lors, il faut s’attendre sur l’ensemble de l’année 2006 à un ralentissement des rythmes de vente, avec toujours des hausses de prix, mais plutôt à un seul chiffre. Dans ce contexte, la force de Cogedim est d’être présent sur les deux marchés où les rythmes de commercialisation demeurent élevés : celui des opérations en moyenne gamme de prix qui se vendent très bien, à condition qu’elles soient de bonne qualité, ce que nous prétendons savoir faire ; et l’immobilier haut de gamme, où la demande reste très forte. Brillat-Savarin à Paris dans le 13e arrondissement en est une illustration, avec un prix moyen supérieur à 7 000 €/m2. |