Indicateur Bertrand :Cette année 2006 marque pour Promogim un véritable développement sur le marché de l'immobilier résidentiel, combien de nouvelles réalisations lancez-vous et quels secteurs géographiques couvrez-vous désormais ?
Jean-François Moreau : En 2006, nous prévoyons de lancer la commercialisation de 80 nouvelles réalisations. Avec 30 lancements prévus, l'Ile-de-France est une région très active pour Promogim, mais nous sommes également très présents en province avec 50 lancements prévus, confortant ainsi notre implantation en Rhône- Alpes, à l'Est et sur la Côte d'Azur, tout en poursuivant le déploiement à l'Ouest et dans le Nord. Parmi les prochaines réalisations les plus emblématiques, nous pouvons citer pour la région Ile-de-France, Bois d'Arcy dans les Yvelines (78) et Cormeilles-en-Parisis dans le Val d'Oise (95), deux opérations qui tiennent compte des critères HQE (Haute Qualité Environnementale). Sur la Côte d'Azur, nous lancerons prochainement une réalisation exceptionnelle à Juan-les- Pins, avec un magnifique parc et une piscine, à seulement 300 m des plages. Tandis qu'à Fréjus, notre prochaine réalisation se situera à proximité du port et des plages. Dans l'Ouest, c'est à Nantes que nous présentons plusieurs projets en 2006, notamment sur l'Ile de Nantes avec une opération prestigieuse composée de maisons et d'appartements offrant de très belles vues sur la Loire.
I.B. : Sur la Côte d'Azur, les opérations de Promogim sont de plus en plus présentes, pour quelle raison ? Ce marché est-il véritablement porteur et à quels types de clientèle vous adressez-vous ?
J-F.M. : La Côte d'Azur est une région où Promogim détient une place de leader, avec uniquement des adresses de standing. Nos réalisations se distinguent aussi par leur architecture de prestige, parfaitement adaptée aux sites. Preuve de l'attrait de nos réalisations, le grand succès de notre programme Jardins d'Antibes, avec 57 réservations en 3 mois. Nous lançons ce mois-ci la commercialisation de la deuxième tranche de cette résidence agrémentée de vastes jardins paysagers et d'une piscine privée. La clientèle est régionale mais aussi européenne : suisse, anglaise et pays d'Europe du nord. Ce qui en fait un marché attractif et diversifié, la rareté du foncier accentuant ce dynamisme.
I.B. : D'une façon plus générale, quel regard portez-vous sur le marché du logement en France ?
J-F.M. : Depuis le début de l'année nous observons une augmentation du nombre des ventes de 10 % par rapport à la même période de 2005, toutefois la hausse des prix est plus modérée que ces deux dernières années. Nous constatons également des disparités de plus en plus importantes en fonction des régions. Si l'accès au logement des primo-accédants a eu tendance à se restreindre en 2005, les mesures récentes, comme le relèvement du plafond de ressources du nouveau prêt à 0 %, vont aider les premiers achats. Sans oublier des taux encore exceptionnellement bas, qui associés à l'allongement de la durée des prêts, à 25 ou parfois 30 ans, permettent d'augmenter la capacité d'emprunt. Il faut bien comprendre qu'aujourd'hui le comportement des ménages vis-à-vis de l'immobilier a considérablement évolué : ils cherchent davantage à se loger dans de meilleures conditions par rapport à leur situation que de trouver le logement de toute une vie. Le premier achat n'est souvent qu'une étape parmi d'autres, franchies en fonction des besoins liés à la mobilité ou à l'évolution de la structure du ménage (agrandissement de la famille, puis indépendance des enfants). Les reventes sur le long terme permettent ainsi de réaliser des plus-values qui aideront à financer l'acquisition d'un appartement plus grand ou d'une maison. |