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L'étalement urbain est une réalité. La plupart des opérations sont lancées aujourd'hui hors de la CUB, et ce pour différentes raisons qui tiennent compte des prix du foncier et, corrélativement au niveau des prix de sortie. En résidence principale, aussi, l'éloignement des opérations est confirmé mais pas n'importe où : "Nos opérations sont pensées en concertation avec les communes où nous nous implantons et en fonction d'infrastructures nécessaires pour y recevoir des familles, souligne François Quirac, Chef des ventes de Bouygues Immobilier Sud-Ouest Aquitaine. Nous ne perdons jamais de vue les possibilités d'accès à Bordeaux par des moyens de transports alternatifs à la voiture. C'est le cas avec des maisons entre 165 000 et 185 000 € à Saint-Yzan-de-Soudiac, au nord du département, mais à seulement 20 mn de la gare de Bordeaux. Nous sommes aussi présents à Fronsac, près de Libourne". Le Bassin d'Arcachon, l'un des secteurs du littoral d'Aquitaine affichant les plus hauts revenus par foyer fiscal, confirme l'activité soutenue de son marché immobilier. La croissance démographique, nettement supérieure à la moyenne sur la période 1999-2004, a généré la multiplication de réalisations immobilières. Si Sagal propose les derniers appartements de Résidence Lamartine en livraison immédiate - 275 000 € pour un 78 m2 -, Bouygues Immobilier y commercialise Villa Courlis, rue Duregne et Arcachon, à 300 m de la jetée Thiers. Patrice Pichet, PDG du groupe éponyme, lance à Biganos une opération d'aménagement avec la réalisation de 350 logements, de l'accession au logement Robien, en passant par des logements sociaux. Le groupe est aussi aménageur, non loin de là, à Gujan-Mestras, d'une résidence de 158 logements et 42 logements sociaux : "En étant aménageurs, nous pouvons réaliser des gammes différentes de logements,avec une palette de prix très étendue, explique Patrice Pichet. Les communes sont demandeuses et ces opérations nous permettent de marier intérêt privé et public en apportant la construction de logements sociaux,mixés avec du PLS et des logements en loi Borloo". A en croire certains professionnels, même les investisseurs s'éloignent de Bordeaux ! "Aujourd'hui,nous enregistrons des demandes d'investisseurs qui, découvrant les prix, se rendent à l'évidence que leur budget est insuffisant et leur rentabilité dégradée s'ils veulent un produit en plein centre de Bordeaux, explique Serge Gayraud, associé du groupe Ifaz, dont l'une des activités couvre la promotion et la commercialisation d'opérations immobilières. Nous observons des positionnements périphériques vers le Médoc ou Langon. Un investisseur modeste aura du mal à trouver un 2-pièces avec moins de 140000 € aux alentours de Bordeaux tandis qu'il trouvera, pour un budget de 110 000 / 130 000 €, un 2-pièces ou un 3-pièces en dehors de la CUB". |