|
Difficile de parier sur un retour à la baisse. D'autant que tous les acteurs du crédit ne cessaient de marteler, ces derniers temps, que les taux ne pouvaient plus continuer à baisser. Quant à augmenter à nouveau, il n'y a qu'un pas que d'aucuns franchissent aisément. Même si les pronostics ne se révèlent pas toujours très fiables comme l'ont démontré les deux dernières années. Il n'empêche que la tendance est bel et bien à la hausse. "Les fondamentaux économiques qui semblent indiquer une amélioration de la situation plaident en faveur d'une augmentation progressive des taux", analyse Empruntis. Pour ce qui concerne les taux révisables, il y a fort à parier, en effet, que la BCE, toujours dans le souci de modérer l'inflation, penche en faveur de nouvelles hausses de son principal taux directeur. Certains analystes tablent sur une à deux augmentations sur la base d'un quart de point, durant 2006, ce qui porterait alors la hausse à 0,50 % sur toute l'année. Si l'on y ajoute celle pratiquée en décembre, on atteindrait tout de même 0,75 % de plus en un an, ce qui n'est pas insurmontable mais devient tout de même significatif. Côté taux longs, le contexte n'est pas meilleur pour les emprunteurs. La hausse semble d'actualité aussi. Elle devrait cependant rester modérée. Selon Meilleurtaux, autre courtier en ligne, "il est très improbable qu'une hausse des taux d'intérêt de 1 % ait lieu d'ici la fin de l'année 2006. Compte-tenu de la situation actuelle des marchés financiers, du faible niveau d'inflation prévu et du montant très élevé des liquidités existantes, la très grande majorité des spécialistes ne prévoit pas de hausse supérieure à 0,50 %". Ce courtier pronostique même que les taux d'intérêt à long terme vont rester extrêmement compétitifs durant toute l'année 2006 et plafonner en deçà de 4 %. Pas de panique donc. Car l'impact de telles hausses reste peu important. |