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En Languedoc-Roussillon, un constat s'impose : des acheteurs s'avèrent être des "transfuges de la Côte d'Azur". Comme l'observe Gérard Niel, Directeur commercial régional de Marignan Habitat : "Nous assistons par exemple sur notre opération d'Aigues-Mortes, le Port du Roy, au transfert d'une partie de la clientèle en résidence anglo-saxonne est particulièrement importante. Du côté de Nexity George V, qui lance une résidence en bord d'étang à Mèze, Philippe Ribouet, le responsable régional, estime que "le transfert de cette clientèle est encore rare même s'il est réel".
Avec des résidences incluant des services, la clientèle étrangère recherchant une seconde résidence est attirée par ces nouveaux "cadres de vie proches de la mer" : comme le souligne Philippe Gadelle, Directeur Général de Pragma, "ces acheteurs recherchent une histoire, un cadre, comme c'est le cas autour du Bassin de Thau ou à Aigues-Mortes".
Sur la Côte d'Azur, la proximité de la mer attire forcément la clientèle étrangère : "Pour le Palais de l'Oasis mais aussi pour Villa Valentino, à Juan-Les Pins, ces programmes particuliers conviennent aussi bien aux acheteurs anglo-saxons traditionnels qu'aux Italiens". Les étrangers sont naturellement présents sur la Côte d'Azur mais pas seulement."Bizarrement, nous avons eu des acheteurs locaux, des investisseurs assez jeunes, pour Bleu Horizon, observe Anaïs Pigeon. Le produit est tellement unique qu'il se revendra toujours sans aucune difficulté sur le marché". Sur Royal Palm, malgré une forte proportion d'acheteurs étrangers, les Français, "moins rapides dans la décision d'achat" se sont montrés intéressés par l'acquisition de ce type de produit : "Nous répondons à une demande existante sur l'hexagone, martèle Mireille Gazzano : nos acheteurs sont issus de la région parisienne, d'Alsace, de la région lyonnaise en vue d'une future résidence pour leur retraite". Nulle raison d'en douter : ce micro-marché a encore de beaux jours devant lui. |