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3 QUESTIONS A DIDIER PAILLARD, MAIRE DE SAINT-DENIS
Sommaire 15/01/2006

Sommaire 15/01/2006
- Edito
- Voyez large!
- Parole à
- Arthur Paecht - Maire de La Seyne-sur-Mer
- Investir
- La défiscalisation de A à Z
- Financer
- Réussir votre plan de financement
- Marché Ile-de-France
- Saint-Denis : le juste prix à deux pas de Paris
- Marché Midi
- L'immobilier en bord de mer : drapeau vert
- Marché Sud-Ouest
- Sud-Ouest : un marché convoité
- Marché Grand-Ouest
- Grand-Ouest : la mer de proximité
- Courrier des lecteurs
- Courrier des lecteurs
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Plan :
Indicateur Bertrand : Près de mille logements par an ces cinq dernières années : les constructions vont-elles se poursuivre à ce rythme ?
Didier Paillard : La demande locale de logements est énorme. Elle émane notamment des jeunes couples. Les Dionysiens qui ont grandi ici veulent continuer d'habiter une ville dont ils apprécient les atouts. Cette demande est avant tout sociale, avec 7 430 personnes qui espèrent obtenir une HLM. Cette situation est aussi la conséquence très lourde d'un secteur locatif privé qui est devenu hors de prix pour la plupart des familles. Le rythme actuel de construction de logements à Saint-Denis, aussi élevé soit-il, ne permet de répondre qu'en partie à la demande sociale. D'autant que nous veillons à une offre diversifiée de logements, en combinant le social et l'accession à la propriété. Ce rythme aujourd'hui très élevé va progressivement se ralentir en raison de la rareté des terrains. C'est pourquoi notre politique de logement se fonde également beaucoup sur les réhabilitations du patrimoine existant.
IB. : De nombreuses entreprises se sont installées à Saint-Denis (+ 23 % en dix ans). Cette attraction économique contribue-t-elle à améliorer la qualité de vie des habitants ?
D. P. : Le développement économique de Saint-Denis est créateur de richesses. Sans ces retombées, nous n'aurions jamais pu réaliser, en cinq ans à peine, deux groupes scolaires, trois médiathèques, trois crèches, deux maisons de quartier, deux grands équipements sportifs, et engager la rénovation du centre-ville. Ces investissements créent du service, de la proximité, et améliorent de ce fait la qualité de vie des habitants. En même temps, ne le cachons pas, l'arrivée de nouvelles entreprises n'a pas l'impact souhaité sur l'emploi local. C'est trop limité, et celles qui ont la volonté de s'ancrer dans le territoire sont encore trop peu nombreuses. Nous avons donc mis en place, à l'échelle de l'agglomération, une "charte entreprises territoire" destinée à favoriser l'emploi local. Ce qui s'est passé en novembre dans tous les quartiers populaires de France montre que l'entreprise a un rôle essentiel à jouer dans la lutte contre l'exclusion.
IB. : L'image de Saint-Denis est en train de se modifier. Les nouveaux habitants chassent-ils les anciens ?
D. P. : Non, et nous y tenons. Nous avons gagné huit mille habitants en cinq ans mais sans bouleverser la sociologie de la ville. Nous tenons absolument à ce que la transformation de Saint- Denis ne relègue pas ailleurs la population la plus modeste. Et nous y parvenons en continuant de construire des logements sociaux, et en développant les politiques locales de solidarité. Si l'évolution de Saint-Denis se faisait au détriment des femmes et des hommes qui vivent ici depuis très longtemps, cela n'aurait aucun sens.
Didier Paillard : La demande locale de logements est énorme. Elle émane notamment des jeunes couples. Les Dionysiens qui ont grandi ici veulent continuer d'habiter une ville dont ils apprécient les atouts. Cette demande est avant tout sociale, avec 7 430 personnes qui espèrent obtenir une HLM. Cette situation est aussi la conséquence très lourde d'un secteur locatif privé qui est devenu hors de prix pour la plupart des familles. Le rythme actuel de construction de logements à Saint-Denis, aussi élevé soit-il, ne permet de répondre qu'en partie à la demande sociale. D'autant que nous veillons à une offre diversifiée de logements, en combinant le social et l'accession à la propriété. Ce rythme aujourd'hui très élevé va progressivement se ralentir en raison de la rareté des terrains. C'est pourquoi notre politique de logement se fonde également beaucoup sur les réhabilitations du patrimoine existant.
IB. : De nombreuses entreprises se sont installées à Saint-Denis (+ 23 % en dix ans). Cette attraction économique contribue-t-elle à améliorer la qualité de vie des habitants ?
D. P. : Le développement économique de Saint-Denis est créateur de richesses. Sans ces retombées, nous n'aurions jamais pu réaliser, en cinq ans à peine, deux groupes scolaires, trois médiathèques, trois crèches, deux maisons de quartier, deux grands équipements sportifs, et engager la rénovation du centre-ville. Ces investissements créent du service, de la proximité, et améliorent de ce fait la qualité de vie des habitants. En même temps, ne le cachons pas, l'arrivée de nouvelles entreprises n'a pas l'impact souhaité sur l'emploi local. C'est trop limité, et celles qui ont la volonté de s'ancrer dans le territoire sont encore trop peu nombreuses. Nous avons donc mis en place, à l'échelle de l'agglomération, une "charte entreprises territoire" destinée à favoriser l'emploi local. Ce qui s'est passé en novembre dans tous les quartiers populaires de France montre que l'entreprise a un rôle essentiel à jouer dans la lutte contre l'exclusion.
IB. : L'image de Saint-Denis est en train de se modifier. Les nouveaux habitants chassent-ils les anciens ?
D. P. : Non, et nous y tenons. Nous avons gagné huit mille habitants en cinq ans mais sans bouleverser la sociologie de la ville. Nous tenons absolument à ce que la transformation de Saint- Denis ne relègue pas ailleurs la population la plus modeste. Et nous y parvenons en continuant de construire des logements sociaux, et en développant les politiques locales de solidarité. Si l'évolution de Saint-Denis se faisait au détriment des femmes et des hommes qui vivent ici depuis très longtemps, cela n'aurait aucun sens.
Valérie Rochaix © Indicateur Bertrand


