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Avec un marché immobilier plus proche de celui de Charenton et de Saint- Maurice que d'Alfortville, Maisons-Alfort revendique une identité de "ville de province".
Indicateur Bertrand : Comment présentez- vous votre ville à un Francilien qui ne la connaît pas ?
Michel Herbillon : Elle a l'avantage de la proximité de Paris, avec d'importantes commodités d'accès, sans en avoir les inconvénients car ce n'est pas une ville dortoir, une banlieue anonyme. Ses habitants peuvent y tisser de vraies relations sociales et humaines dans un environnement qui a une histoire. Je suis très fier lorsque l'on me dit qu'elle a des airs de ville de province.
I.B. : Combien de logements (publics et privés) ont-ils été construits sur la ville ces 5 dernières années ? Les constructions vont-elles se poursuivre sur le même rythme ?
M.H. : En 5 ans, 1 200 logements sont sortis de terre. Plus exactement, une centaine de pavillons, environ 150 logements sociaux et 950 logements en accession. Je tiens à préciser que les logements sociaux (30 % du parc, faisant l'objet d'une politique active de rénovation) sont construits en diffus avec une exigence de qualité. Pendant la dernière opération, des gens, certains qu'il s'agissait d'une opération privée, cherchaient le bureau de vente ! Avec la fin d'une importante vague de rénovation et de construction sur le Quartier d'Alfort, autour de l'Ecole Vétérinaire, le rythme va un peu se ralentir.
I.B. : Quelles sont vos priorités en termes d'urbanisme et de politique de la ville ?
M.H. : Ne pas densifier la ville. Sur la friche industrielle d'une imprimerie, nous avons par exemple choisi d'aménager un parc de 2 ha et demi. Le Parc du Vert de Maisons profite notamment aux habitants des 3 000 logements alentour. Nous défendons en outre une architecture classique. Les nouvelles constructions ne dépassent pas six niveaux, avec des matériaux de qualité, des toits en ardoise, des façades en pierre de taille, etc. Nous tenons aussi à préserver et valoriser les quartiers pavillonnaires, en interdisant les projets collectifs dans certains secteurs. Nous investissons enfin par le biais de subventions sur la rénovation de l'habitat ancien depuis 10 ans. Les réalisations publiques et privées sont mises en valeur dans le journal municipal.
I.B. : Ces nouveaux logements renouvellent-ils la population sur Maisons-Alfort ?
M.H. : Les logements neufs attirent de jeunes familles qui quittent Paris avec des enfants en bas âge. Elles sont notamment attirées par le cadre de vie à Maisons-Alfort, la qualité des équipements des quartiers et la proximité du bois de Vincennes. Pour accueillir la petite enfance, même si la ville est déjà bien équipée, la demande est, comme partout je crois, supérieure à l'offre. Un nouveau complexe scolaire Louis Pasteur a été ouvert il y a 4 ans dans le quartier d'Alfort. Nous avons construit une maison de l'Enfant. Actuellement, nous recrutons des assistantes maternelles. |