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Avec 40 000 habitants, Saint-Ouen, la petite voisine du sud-ouest, est, dans une moindre mesure, également animée par un souffle nouveau depuis deux ou trois ans. Longtemps considérée comme une ville industrielle, avec Wonder, Martini, Thomson-Houston et Citroën (toujours présent dans le centre-ville), elle a longtemps vu beaucoup de Franciliens arriver le matin pour repartir le soir. Avec la tertiarisation de son économie et l'implantation de Sony, L'Oréal, SVP ou encore Baccardi-Martini et "Aujourd'hui-le Parisien ", la valse a continué. À force de faire la route, les habitués ont fini par regarder la ville. Avec des prix attractifs, Saint-Ouen est devenue attirante. "Nous recevons beaucoup plus de demandes que nous ne pouvons en satisfaire, essentiellement en accessions à la propriété", regrette un promoteur. Les logements neufs sortent si bien de terre que la mairie prévoit l'ouverture de 40 classes supplémentaires d'ici 2010 pour absorber ses nouveaux jeunes habitants ! Cinq promoteurs sont actuellement présents sur la commune. À quelques mètres des Portes de Paris, une co-promotion Arcade-Armeco International vient d'ouvrir à la vente les Jardins Marguerite, un programme mixte de 60 appartements et 6 maisons de ville. Bien orientées, elles possèdent avec deux ou trois chambres, des combles aménageables et des jardins paysagers. Rue du docteur Bauer, elles possèdent comme atout d'être aussi près du centre-ville de Saint- Ouen que de la capitale. Desservis par le métro Garibaldi, ses habitants auront en outre la chance de trouver des commerces et des établissements scolaires à proximité, ainsi que le stade Michelet. Dans le prolongement de la rue du docteur Bauer, à 900 m de Paris, Bouygues Immobilier propose lui, la Villa Tango, au croisement de l'avenue de Frayce et de la rue des Entrepreneurs. Mise en commercialisation depuis janvier, elle a déjà des réservations sur la moitié des produits, pour 3 000 €/m2 en moyenne, hors annexes. Les Puces de Saint-Ouen ne sont qu'à quelques minutes à pied. Classé en zone de protection du patrimoine architectural, urbain et paysager, le territoire de 2 500 stands répartis sur 3 hectares donne un cachet particulier au quartier. Animés du jeudi au lundi, ses marchés attirent les touristes et les acheteurs du monde entier. Depuis quelques temps, il donne aussi un nouvel essor culturel aux rues adjacentes, avec des restaurants, des concerts et des événements qui s'adressent aussi aux riverains. Les aménagements publics (stationnement, espaces verts, etc.) y sont en cours de rénovation. Actuellement, sur la rue Paul-Bert, entre la rue des Rosiers et la rue des Vallès. En remontant vers le nord, métro Garibaldi, près du square Marmottan et du centre commercial de l'avenue Gabriel-Péri, Altaréa vend en ce moment une quarantaine d'appartements. Baptisé Square Farcot, son programme démarre à 2 716 €/m2, avec un balcon, une terrasse ou un jardin privatif en rez-dechaussée. Il reste aussi un programme de Nexity Féréal, rue Landy. "Devant le succès de Villanova, dont les 116 appartements se sont vendus très rapidement, nous avons avancé le lancement des Jardins du Landy, explique Denis Collot, son directeur commercial. Lancée en mai, cette opération située dans un quartier vivant où Saint-Denis et Saint-Ouen se rejoignent avait encore une vingtaine d'appartements à vendre mi-juillet. Nous en demandons 2 950 €/m2 en moyenne. Comme sur l'opération précédente, nous accordons, une réduction de 10 % aux ménages bénéficiaires du prêt à 0%. Cette démarche est possible grâce aux aides de la mairie pour élargir l'accès des ménages au neuf". Les constructions ne devraient pas faiblir à la rentrée. Arcade et Icade-Capri sont prêts à lancer de nouveaux programmes. Promogim est sur le point de commercialiser 43 appartements (du studio au 4-pièces avec une loggia ou un balcon) et 8 maisons de ville à 100 m du Parc Abel-Mézières. Pour la plupart orientées est/ouest, elles s'ouvriront sur une large terrasse prolongée d'un jardin privatif engazonné. Au deuxième étage, elles s'agrémenteront d'une terrasse.
A Saint-Ouen, les promoteurs financent les œuvres d'art
"Une belle ville pour tous ". Le concept est défendu par la mairie de Saint-Ouen et les promoteurs s'investissent. Dans le cadre d'une convention, ils se sont engagés à intégrer une oeuvre d'art à tous les nouveaux programmes construits à partir de septembre sur la ville. Pour chaque nouvelle construction, un concours organisé par la commune mettra en concurrence différents artistes audoniens. Ils pourront proposer des fresques ou des sculptures, selon le cahier des charges. Parmi les premiers à se lancer dans l'aventure : Icade-Capri, avec un tout nouveau programme d'une cinquantaine d'appartements de 2 à 4-pièces et de 4 maisons de ville, rue du docteur-Bauer. Le Clos Rubis, livré fin 2007 ou début 2008, comprendra une fresque sur un pignon côté rue. Sera-t-elle peinte, en mosaïques ? Il est trop tôt pour le dire. De même que le thème qu'elle évoquera ... À quelques mètres du stade de l'équipe de football du Red Star.
Interview de Michel Bentolila, adjoint au maire de Saint-Ouen, chargé de l'urbanisme
I.B. : La ville de Saint-Ouen est très sollicitée par les acheteurs. Comment éviter la surchauffe financière ?
M.B. : Toute la première couronne est très sollicitée ! Dans le cadre du renouvellement urbain, nous avons choisi la carte de l'accueil démographique. Nous avons fait le choix politique de maintenir 40 % de logement social sur la ville et nous comptons bien exercer cette pression pour empêcher que les loyers et les prix du parc privé ne s'envolent trop. Nous avons, en plus, la chance d'avoir les docks, 100 hectares à exploiter avec la ville de Paris, RRF (Réseau Ferré de France) et EDF. Situé en rive de Seine, à mi-distance entre le nouveau quartier de la ZAC Victor-Hugo et le centre-ville, ce site industriel va permettre l'édification d'un front urbain avec des commerces, des équipements et des espaces publics. L'habitat diversifié y occupera une place moyenne.
I.B. :Avec des contraintes pour les promoteurs ?
M.B. : Dans le cadre de la charte de l'habitat, les prix de sortie des programmes sont bloqués à 10 % de moins que le prix marché. C'est la condition pour que les familles moyennes puissent avoir accès à ces biens.
I.B. : L'autre grande zone de rénovation urbaine se trouve sur la ZAC Victor-Hugo ...
M.B. : Oui. Sur les friches liées à la réalisation de l'autoroute A15, qui a évolué vers une voie de liaison entre Gennevilliers et Paris. Nous sommes en train d'implanter là un parc paysager d'1,7 hectare. Il devrait ouvrir ses portes au public d'ici un an et demi. Nous l'avons voulu séquencé en différents lieux de vie, pour que chacun puisse se l'approprier comme il l'entend. Il accueillera des manifestations culturelles et comblera un peu le manque d'espaces verts de la ville. En tout, 600 nouveaux logements doivent sortir sur cette zone. Et 200 ne sont pas encore programmés.
I.B. : La ville a-t-elle la capacité d'accueillir, dans les meilleures conditions, les nouveaux habitants qui emménagent dans ces logements neufs ?
M.B. : Nous avons déjà une bonne qualité d'infrastructures. Une quinzaine de classes maternelles supplémentaires sont en outre prévues d'ici 2008. À cette date, une nouvelle médiathèque sera mise en service. Nous voulons une ville agréable à vivre pour tous les Audoniens. En témoigne la présence de l'Audonienne, un petit bus qui passe toutes les 20 minutes pour désenclaver les quartiers de Debain et Payret. |