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L'investissement en montagne peut s'avérer un excellent placement à condition de respecter certaines règles. Suivez nos pistes et nos conseils.
Les zones de revitalisation rurales (ZRR) seraient-elles passées de mode ? Malgré l'avantage fiscal auquel est rattaché tout investissement en résidence de tourisme dans ces secteurs, certains opérateurs affichent leur prudence. "Il faut désormais opérer une distinction entre deux types de stations, analyse Jérémy Achache, directeur de Sélectys, filiale du groupe Elzeard Immobilier. Certaines stations avaient déjà commencé leur développement avec la présence d'opérateurs sur place et bénéficiaient d'accès pratiques comme le TGV. Ces stations ne m'inquiètent pas. Là où je suis plus dubitatif, c'est lorsqu'un opérateur national commercialise une opération pour le seul avantage fiscal et, franchement, à 4 000 r/m2 en ZRR, je m'interroge, surtout quand le marché de la revente se situe plutôt à 2 000 r/m2. Qui connaît les prix de l'immobilier dans quinze ans ?! Personne". D'autres opérateurs admettent que les ZRR peuvent présenter des risques : "Certaines stations ont construit un nombre impressionnant de m2 en l'espace de quelques années, prévient Maria Guibert, gérante d'OACI Conseil. On estime à environ 20 % des logements en résidence de tourisme qui sont revendus à terme du bail. Sur des villages quasiment créés de toute pièce où 200 logements arrivent en même temps sur le marché, que va-t-il se passer ? L'investisseur ferat- il une plus-value ou tentera-t-il seulement de récupérer son capital de départ ? C'est la question". Même si elle traverse une période de doute, la ZRR n'est pas à rejeter en masse. Loin de là. La plupart des opérateurs en montagne proposent des produits en ZRR à l'instar du Groupe Capital Avenir Conseil Valority qui propose à Valmeinier un ensemble résidentiel de standing composé de chalets traditionnels. |