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Si la mission première d’un courtier est de décrocher un bon taux, elle est aussi de démontrer que le taux du prêt présenté par une banque, aussi alléchant soit-il, n’est pas forcément la panacée. Rien ne sert en effet de se focaliser sur le taux pur : il faut regarder le fameux TEG, le taux effectif global, qui prend en compte l’assurance. Et même l’intégrer directement dans les calculs puisque, selon Christophe Cremer, président de Meilleurtaux.com, “le coût de cette assurance peut représenter entre 10 et 15 % du coût total du crédit immobilier. Ce qui, pour un prêt de 200 000 e sur 15 ans, se chiffre à 5 500 e pour un coût total du crédit de 63 000 e.” D’où l’idée de certains courtiers de proposer à leurs clients la délégation d’assurance : au lieu de souscrire le contrat groupé de la banque qui accorde le prêt, l’emprunteur, via le courtier, peut souscrire un contrat d’assurance auprès d’une autre compagnie et le déléguer au profit de la banque. Et ainsi payer une prime moindre, surtout si l’emprunteur ne présente pas de gros risques. Reste qu’actuellement, constate Philippe Taboret, “les banques se montrent plutôt réticentes à la délégation d’assurance, et seulement un dossier sur deux est accepté”. Autres services, liés aux récents incidents sur les prêts à taux révisables souscrits par des emprunteurs auxquels on avait peu ou mal expliqué leur mécanisme : les deux poids lourds du courtage, Cafpi et Meilleurtaux, mettent désormais un point d’honneur à lire le contrat avec le client et à lui expliquer noir sur blanc ce que veulent dire certains termes comme “Euribor à trois mois ou à un an”, “pénalités de remboursement anticipé”, “intérêts intercalaires”, etc. Tous les courtiers se lancent également dans le rachat de crédits pour restructurer l’endettement total – crédits immobiliers et crédits à la consommation – et alléger la charge mensuelle. Certains prestataires de service jouent la carte du développement durable, comme Meilleurtaux qui a des accords avec la banque Solfea, partenaire de Gaz de France, pour apporter des solutions de financement aux acquéreurs recherchant une solution énergétique performante. Enfin, partant du principe que 30 % des Français sont refusés ou écartés de l’accession à la propriété pour des raisons professionnelles, personnelles, financières ou de santé, Cafpi, avec Crédit pour tous, propose aux exclus de l’emprunt immobilier d’élargir les critères bancaires de recevabilité. Ceci grâce au partenariat noué avec plusieurs établissements comme GE Money Bank, Kutxa Bank, BNP Paribas Invest Immo… Des pistes qui ne devraient pas tarder à être explorées par d’autres. |