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Serge Lamaison : Les besoins répertoriés dans le cadre du plan local de l'habitat sont de 4 000 à 5 000 logements par an sur la communauté urbaine de Bordeaux. En théorie, cet objectif est tenable avec les Zac, les programmes d'aménagement d'ensemble…les opérations organisées et les opérations du secteur privé. Sur le terrain, c'est évidemment plus difficile, puisque peuvent se poser par endroits des problèmes liés à la structuration, la densification des sites. Le PLH n'a pas été défini dans une logique d'étalement urbain, mais au contraire, de recentrage. Globalement, la construction se réalise fortement dans le centre. Cela vaut également pour le locatif social, qui rattrape notamment au coeur de la CUB le retard de 10 000 logements, évalué globalement, avec des disparités selon les communes. Au-delà des secteurs en cours d'exploitation, il existe environ 150 sites de constructibilité envisagés sur l'agglomération, avec des capacités de plus ou moins grande importance. A mon sens, il est un peu tôt pour prévoir si une fois ces 25 000 à 30 000 logements nouveaux livrés, il sera nécessaire de maintenir un tel rythme de production. Pour améliorer la cohérence de la construction et les possibilités de préemption sur le foncier, un établissement public foncier de compétence départemental est en projet. Sa création n'a pas encore été votée au niveau de la CUB. La majorité actuelle y est, en tout cas, favorable. Elle souhaiterait aussi une organisation en liaison avec le bassin d'Arcachon, décision qui revient au Préfet. La mise en place de cet organisme assurerait une meilleure coordination des projets entre les communes et des capacités de portage financier et de mainmise sur le foncier supérieures à celles que peut assumer seule une ville ou une communauté de communes.
*Communauté urbaine de Bordeaux. |