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“Une offre diversifiée sur l’île de Nantes”
Indicateur Bertrand : Le premier axe de la reconversion de l'île de Nantes touche à sa fin. Les objectifs fixés ontils été remplis ? Et en quoi consiste la prochaine phase ?
Patrick Rimbert : Les objectifs que nous nous étions fixés pour la période 2002-2008 ont été dépassés. Pour les logements, l'île dispose d'un potentiel de 450 000 m2 en Shon (surface hors oeuvre nette). En juillet 2007, nous avions 150 500 m2 engagés, c'est 25 500 m2 de plus que prévus. La reconversion de ce territoire a débuté il y a 5 ou 6 ans avec une réflexion et une volonté politique sur le long terme. Cela représente un potentiel d'un million de mètres carrés constructibles, 7 000 logements, 300 000 m2 d'activités et 150 000 m2 d'équipements supplémentaires. Sur le neuf, les prix de cession sont inférieurs à ceux du centre ou de Procé. Ils permettent donc une offre diversifiée, avec des produits haut de gamme, intermédiaire et du parc social. Au fil des réalisations, l'île se transforme et suscite de nouvelles implantations.
I. B. : La ville défend un urbanisme "à la Nantaise", qui entend suivre les lignes de transports en commun, regrouper toutes les fonctions urbaines au sein d'un même quartier, se doter de réserves foncières, préserver le patrimoine et densifier la ville. Comment les options prises pour la reconversion de l'Ile de Nantes s'inscrivent-elles dans ce schéma ?
P. R. : Nous menons une politique volontariste pour faciliter le renouvellement de la ville. Plutôt que d'imposer des maquettes prédéfinies, nous nous plaçons comme le levier des projets. Nantes possède un esprit fondamentalement commerçant, avec tout ce que cela représente comme capacité à rebondir. L'Ile de Nantes se désindustrialise. Nous régulons sa renaissance tout en respectant la formidable capacité de création de ceux qui l'investissent. Audelà, c'est une politique qui se place sur le long terme. Dès 1989 par exemple, Nantes et Saint-Nazaire se sont fixés un programme commun. Les coopérations culturelles et autres ont appris aux deux cités à se connaître. Elles permettent d'aboutir aujourd'hui à un cadre commun, le Scot (schéma de cohérence territoriale) Nantes-Saint-Nazaire. Ce document d'urbanisme va orienter le développement de la métropole à l'horizon 2020.
I. B. : Où se trouvent les réserves d'urbanisation futures de Nantes Métropole ?
P. R. : En terme de logements, l'objectif est fixé à 1 000 unités par an sur Nantes et à environ 2 000 sur les 23 autres communes de la communauté urbaine. Sur 10 ans, Nantes intra-muros dispose de 20 ha pour accueillir de nouveaux programmes en extension et un potentiel à peu près équivalent en renouvellement. Le territoire extérieur est très poreux. Et l'aire urbaine va continuer à s'étendre et à se rapprocher de Saint-Nazaire, La Roche-sur-Yon et même de Rennes. |