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Côté confort thermique, là encore, toutes les constructions ne sont pas logées à la même enseigne. Ainsi, avant 1974, il n’existait pas la moindre obligation d’isoler son logement. Depuis cette date, une réglementation thermique est applicable à tous les bâtiments neufs. A deux reprises, elle a été “améliorée” avec l’ambition d’offrir un confort toujours plus grand. La dernière “mouture”, la RT 2005, est applicable depuis le 1er septembre 2006. Elle s’inscrit dans la continuité de sa grande soeur, la RT 2000. Elle en reprend les principes. Par exemple, le projet constructif est comparé à un projet de référence. Dans tous les cas, le premier doit avoir une consommation d’énergie inférieure au second. Il existe aussi des exigences minimales sur certains matériaux et équipements. Ce sont les “garde-fous”. Mais la RT 2005 est plus ambitieuse encore que son aînée. Les objectifs sont clairs, sans ambiguïté : les constructions neuves devront consommer moins 15 % d’énergie dès la première année, moins 40 % d’ici à 2020 par rapport à la RT 2000. Mais pas seulement : le recours à la climatisation devra être limité, la demande en électricité maîtrisée. Enfin, la prise en compte de l’architecture bioclimatique est améliorée, et le recours aux énergies renouvelables favorisé. Les acquéreurs de logements neufs ont tout à gagner de ce renforcement de la réglementation. Car l’isolation thermique présente toute une palette d’avantages. Le premier : un plus grand confort. L'hiver, l'isolation limite les déperditions à travers les parois. L'été, elle fait barrière à la chaleur et au rayonnement solaire extérieur. De quoi s’assurer une douceur de vivre 365 jours par an ! Mais aussi des factures de chauffage et/ou de climatisation plus “light”, et une meilleure protection de l'environnement. Une réduction des consommations, cela signifie des ressources énergétiques préservées et des émissions de gaz à effet de serre limitées. Sans oublier qu'une maison bien isolée vieillit mieux et nécessite moins de travaux d'entretien. C’est faire le choix de la longévité. Le premier signe d’une mauvaise isolation, c’est l’humidité. A la clé, toute une “batterie” de dégâts : buée sur les vitres, décollement des papiers peints ou des peintures, apparition de moisissures… Pour s’en prémunir, il faut opter pour un duo isolation + ventilation. Mais gare aux idées reçues ! Isolé ne veut pas dire étanche. C’est une bonne isolation qui viendra le mieux à bout de l’humidité, et non l’étanchéité à tout prix. On l’a vu, les règles de construction apportent la garantie d’un confort minimum. Elles ne vous empêchent pas, bien sur, de vous fixer des objectifs plus ambitieux. Il est ainsi possible, grâce à des labels, d’aller bien au-delà de la RT 2005. Ce n’est pas une obligation mais un plus. * |