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"On constate une nette amélioration de la qualité des travaux livrés"
Indicateur Bertrand : Vous venez de fêter les 40 ans de la Vefa au Sénat, les garanties liées au neuf sontelles toujours d'actualité ?
Jean-François Gabilla : Cette loi n'a connu, en 40 ans, que très peu de modifications. C'est relativement rare, ce qui prouve qu'elle est bien adaptée aux besoins. On constate même depuis quelques années une nette amélioration de la qualité des travaux livrés. Les visites de pré-réception (environ 1 mois avant la fin du chantier) y sont pour beaucoup. Elles permettent de "recadrer" les choses au bon moment.
I. B. : Que faut-il améliorer ?
J.-F. G. : Cette loi est pour moi très bien ficelée. Je vois une seule amélioration qui pourrait lui être apportée. Elle concerne la garantie financière d'achèvement. Celle-ci peut être délivrée de deux manières. La garantie "extrinsèque" est délivrée par un tiers à l'opération de la construction (banque, établissement financier ou compagnie d'assurance). Elle garantit l'achèvement du chantier ou le remboursement des sommes versées par l'acquéreur. Avec la garantie "intrinsèque", par contre, c'est le promoteur qui garantit sur ses propres fonds l'achèvement de la construction. Elle est consentie lorsque l'opération a toutes les chances d'aboutir (exemple : un immeuble déjà construit à 75 %). Dans quelques cas, heureusement relativement rares, le promoteur a joué de malchance et s'est retrouvé coincé financièrement. C'est pourquoi nous recommandons de faire appel à la garantie extrinsèque, à moins de s'être assuré que le promoteur ait "pignon sur rue". Mais tôt ou tard nous évoluerons vers la seule garantie extrinsèque, c'est elle qui offre la plus grande sécurité à l'acquéreur.
I. B. : Comment se porte le marché du neuf ?
J.-F. G. : Le volume des ventes de logements neufs du 2e trimestre 2007 n'aura finalement pas souffert des incertitudes de la période électorale. En effet, le marché immobilier a fait preuve d'une remarquable vitalité. Avec 32 500 logements vendus, la progression des ventes par rapport au 2e trimestre 2006 est de 11 %. Par ailleurs, l'offre commerciale au 2e trimestre ne représente que 8 mois de vente alors qu'elle dépassait les 16 mois en 1993. Ces excellents résultats et les dernières mesures gouvernementales devraient dynamiser l'accession à la propriété en ayant des effets positifs sur le marché. Les prévisions de ventes pour 2007 sont revues à la hausse : entre 125 000 et 130 000 logements. |