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Indicateur Bertrand : Les nouveaux dispositifs fiscaux ont-ils une incidence sur le comportement des investisseurs ?
Jean-Luc Pronier : Dans notre région, les investisseurs représentent une part importante des acquéreurs, de l'ordre de 40 à 45 %. La mise en place des nouveaux dispositifs a entraîné un certain attentisme de cette catégorie d'acquéreurs. En ce moment, nous voyons donc moins d'investisseurs dans nos bureaux de vente et nous avons pu constater un certain ralentissement du rythme des commercialisations en 2006, dû également au fait que le nombre d'opérations était moins élevé. Il s'agit d'une réaction normale des investisseurs face au changement, que nous avions déjà pu constater au moment du passage du dispositif Périssol au Besson. Une fois qu'ils auront intégré les nouvelles règles, les investisseurs reviendront, d'autant que les taux d'intérêts restent intéressants et que le rallongement de la durée des prêts contribue à relancer la dynamique générale.
I. B. : La Normandie est-elle propice à l'investissement locatif ?
J. -L. P. : Pour que les investisseurs soient présents, il faut que le marché ne soit pas trop déconnecté des nouvelles règles de défiscalisation. Or, les prix pratiqués en Normandie permettent encore de bonnes rentabilités, notamment dans les grandes villes - Caen, Le Havre et Rouen - où la moyenne des prix n'a pas dépassé les 3 000 à 3 200 e/m2. Le marché des communes plus petites attire moins les investisseurs, à moins que ces communes ne se situent à proximité immédiate d'un centre urbain, avec une desserte directe. Il faut distinguer la côte, marché particulier qui obéit à des logiques d'opportunités. Le foncier y est très rare, il y a donc peu d'opérations et leurs prix sont élevés. Mais c'est un marché porteur et une opération avec vue sur mer trouvera toujours des acheteurs, même à 4 000, voire 5 000 e/m2. |