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Magazine du 01/02/2007

Indicateur Bertrand


Sommaire 01/02/2007

Edito
La pierre, toujours béton !
Parole à
Philippe Zivkovic, Président de BNP Paribas Immobilier
Portrait
Jean-Michel Wilmotte, architecte
Du neuf côté maison
Les maisons en brique de Geoxia
Investir
Borloo-Robien, faire le bon choix
Financer
Les taux de crédit à la loupe
Les plus du neuf
Le confort en première ligne
Marché Ile-de-France
Du nord au sud : l'Ile-de-France accessible
Marché Rhône-Alpes
Le Lyon nouveau est arrivé
Marché Midi
Toulouse : l'horizon s'éclaircit
Marché Grand-Ouest
Le Morbihan a le vent en poupe
Marché Centre
Focus sur Clermont-Ferrand
Courrier des lecteurs
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Financer
 01/02/2007


DES CRÉDITS TOUJOURS PLUS LONGS



Plan :
1- DU CÔTÉ DES TAUX RÉVISABLES
2- MISEZ SUR LES TAUX FIXES !
3- DES CRÉDITS TOUJOURS PLUS LONGS
4- 3 QUESTIONS À FRANÇOIS KLIBER DIRECTEUR GÉNÉRAL DE GE MONEY BANK
5- L'AVIS DE PHILIPPE STOLTZ RESPONSABLE DU MARCHÉ DU CRÉDIT À L'HABITAT CHEZ BNP PARIBAS
Malgré le jeu de yo-yo des taux fixes qui ont grimpé au 1er semestre 2006 puis commencé de baisser au second, force est de constater que le crédit immobilier coûte plus cher aujourd'hui qu'il y a un an. En décembre 2005, emprunter 150 000 € à 3,55 % sur 15 ans signifiait rembourser 1 076 € par mois et le coût du crédit revenait à 43 680 €. Aujourd'hui, le même prêt consenti à 3,95 % (taux fixe) implique une mensualité de 1 105 €, soit 29 € de plus et un coût de crédit qui passe à 49 039 €, soit 5 359 €. A taux révisable, en supposant qu'il n'y ait pas de hausse et que le taux reste identique pendant 15 ans, un même emprunt souscrit à 3,15 % en 2005 et à 3,60 aujourd'hui, fait grimper la mensualité à 1 079 €, soit 33 € de plus par mois, entraînant un coût supplémentaire de 5 935 €.

Dans leur ensemble, les spécialistes estiment qu'il n'y a pas lieu d'être inquiets pour 2007. "Les prévisions de taux à long terme pour l'année 2007 restent extrêmement favorables aux emprunteurs. Ils continueront de profiter de taux d'intérêt très bas durant toute l'année, pronostique Meilleurtaux.com. La très grande majorité des spécialistes anticipe une stabilisation ou une très légère hausse des taux à long terme d'ici la fin de 2007. Le taux à 10 ans des marchés financiers devrait se situer entre 3,90 et 4 %. Cet environnement de taux d'emprunt très favorable continuera de jouer un rôle positif sur le marché immobilier." Même son de cloche au Crédit Foncier : "Les taux d'intérêt restent peu élevés, notamment les taux longs. Le coût des ressources longues va rester relativement bas car, à l'échelle mondiale, les liquidités sont très importantes. Avec un nombre de transaction en diminution depuis l'été dernier, la hausse des prix du mètre carré ralentit et on assiste à un atterrissage en douceur. Mais on ne prévoit pas de recul dans les prochains mois."

Les primo-accédants pénalisés.

Mieux vaut qu'ils aient raison. Car malgré tout, la hausse des taux d'intérêt, conjuguée à celle des prix de l'immobilier, pénalise les acquéreurs modestes et notamment les primo-accédants. Tous les professionnels en conviennent. En témoigne d'ailleurs une toute récente étude réalisée pour le Crédit Foncier : "L'évolution des prix depuis 1998 réduit la primo-accession des plus modestes ou leur impose des choix d'implantation pénalisants (…). Entre 1999 et 2005, le revenu disponible brut des ménages a progressé de 25,8 % quand les prix des logements anciens gagnaient 90,1 % et ceux des logements neufs 72,4 %." Résultat, l'achat d'un logement qui représentait l'équivalent de 3 années de revenus en 1995, en réclame désormais 4. Et si cela ne décourage pas les acquéreurs, en revanche, cela les oblige à revoir leurs prétentions à la baisse. En 2005, la capacité d'achat moyenne des primo-accédants correspondait à 48,8 m2 contre 59 en 2000. Il serait donc temps que les prix comme les taux fassent une pause.



< Misez sur les taux fixes !

Christine Lambert © Indicateur Bertrand
Recherche de logement
Type :
Pièces : à
Localisation :
(Ex.: 13, 75015, Lyon, etc.)
recherche avancée




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