Un logement neuf comme résidence secondaire ?
L’envie de vous offrir un pied à terre vous démange ? Pourquoi ne pas troquer le charme des vieilles pierres pour le confort d’une résidence neuve ? Une option qui peut s’avérer payante…
Vous rêvez d’un petit pied à terre à la campagne, sur le littoral ou à la montagne où vous aurez tout loisir de vous ressourcer le week-end ou durant les vacances ? Quoi de mieux, en effet, que d’avoir un endroit à soi, où l’on peut revenir à l’envie, sans se tracasser de la réservation d’un hôtel ou d’une location de vacances. Et puis, l’heure de la retraite venue, pourquoi ne pas s’y réfugier et y couler des jours paisibles à l’abri du besoin ? Peut-être aurez vous même la chance de vous y installer plus durablement bien avant l’échéance… Avec 3 millions de résidences secondaires, les Français sont les champions de la résidence secondaire, loin devant nos voisins européens. Et la conjoncture immobilière y est tout à fait favorable aujourd’hui. D’autant que les conditions de crédit sont encore très attractives. Reste que, face à une demande de plus en plus soutenue renforcée par la vague déferlante de clientèle étrangère, généralement munie d’un bon portefeuille, les valeurs ont flambé en cinq ans. Et pour des biens qui ne le méritent pas forcément, surtout dans l’ancien souvent synonyme de gros travaux. Alors plutôt que de lorgner sur la chaumière normande, la belle longère vendéenne ou le typique mas provençal, pourquoi ne pas vous offrir une maison ou un appartement neuf dans un programme immobilier ?
Les qualités du neuf
Vieilles pierres, cheminée, poutres… tout ce qui fait le charme des maisons d’autrefois, n’est pas le point fort des résidences secondaires neuves. Mais ces dernières offrent généralement un confort inégalé. Avec le neuf, pas de mètres carrés perdus, pas de recoins, pas de dégagements inutiles. Rien que des espaces faciles à vivre et confortables grâce à des prestations avec lesquelles le neuf ne peut rivaliser. Isolation acoustique et thermique vous mettent à l’abri des nuisances sonores et de dépenses énergétiques inconsidérées. La sécurité de votre résidence secondaire est généralement assurée par des systèmes tels portiers électroniques, digicodes, voire vidéophones, portes palières équipées de serrures à plusieurs points d’ancrage, de système anti-dégondage, voire de blindage. Sans rechercher le tout sécuritaire, ce sont évidemment des prestations qui comptent, surtout en résidence secondaire.
A l’abri des travaux
A la différence de l’ancien où vous devez, bien avant de signer l’acte de vente, vous préoccuper de l’état de la construction, de la présence d’amiante, de plomb, etc., des travaux à effectuer et, en cas de résidence collective, de ceux prévus par la copropriété, le neuf vous met à l’abri, et pour longtemps, de travaux d’entretien ou de réparations importants, d’autant que vous disposez de garanties. A commencer par la garantie de parfait achèvement qui couvre la remise en état de tous les défauts, dysfonctionnements ou vices de conformité qui pourraient apparaître durant la première année. Vous bénéficiez aussi de la garantie de bon fonctionnement qui couvre pendant deux ans tous les éléments et équipements pouvant être dissociés de la construction (portes, volets, chaudière, appareils électriques, robinetterie). Enfin, la garantie décennale vous protège, comme son nom l’indique, durant dix ans contre les malfaçons qui pourraient compromettre la solidité de la construction.
Au premier abord plus coûteux
Certes, si vous vous en tenez aux prix au mètre carré, le neuf coûte a priori plus cher. Il faut dire que les résidences construites par les promoteurs ne s’inscrivent généralement pas en rase campagne mais dans des sites très touristiques, bien pourvus en équipements de loisirs, faciles d’accès par la route ou le rail. En outre, il devient difficile de construire sur le littoral et l’offre se fait de plus en plus rare. Ce qui tire les prix vers le haut. Mais ce qui fait aussi la différence, c’est la TVA (19,60 %) dont vous devez vous acquitter. De fait, il est communément admis que le neuf coûte 20 % de plus que l’ancien. En revanche, les frais d’acte de vente sont moins élevés : autour de 3 % du prix d’acquisition contre 6 à 7 % dans l’ancien. Pour un bien acheté en Vefa (vente en l’état futur d’achèvement), vous ne débourserez que de la taxe de publicité foncière (0,715 % du prix d’achat) et les honoraires du notaire. Dans l’ancien, les frais d’achat ne tiennent évidemment pas compte des travaux préalables à l’installation. Sans évoquer les gros travaux qui en sont souvent le lot. Des travaux inutiles dans le neuf et quelques milliers d’euros économisés puisque la vente s’effectue généralement bien avant le premier coup de pioche. Outre le fait que vous pouvez choisir l’étage, l’exposition et la superficie qui vous conviennent, vous avez également la possibilité d’apporter une touche personnelle à votre appartement ou à votre maison grâce à un choix de prestations et de finitions (revêtements muraux, carrelage, moquette, etc.). Et si vous vous y prenez suffisamment en amont de la construction, vous pourrez même adapter les plans à vos goûts ou à vos besoins, par exemple en faisant supprimer une cloison pour agrandir le séjour, en faisant réunir deux lots pour obtenir le grand appartement dont vous rêvez…
Placement plaisir et économie d’impôt possible
Si vous voulez à la fois jouir de votre résidence secondaire et en tirer profit, l’achat en résidence de tourisme peut constituer une solution Tout en bénéficiant d’avantages fiscaux et de revenus locatifs, vous disposez d’une possibilité d’occupation personnelle, certes, limitée (8 semaines maximum par an), mais tout à fait acceptable pour une résidence secondaire. Deux formules coexistent : l’achat en site touristique prisé ou en zone de revitalisation rurale (ZRR). Dans le premier cas, vous êtes moins limité par l’emplacement puisqu’on trouve des résidences de tourisme dans toutes les stations balnéaires, mais aussi à la campagne et à la montagne. En résidence de tourisme classique, vous bénéficiez du remboursement de la TVA au taux de 19,60 % et profitez de différents régimes fiscaux (LMP ou LMNP). Contrepartie : vous vous engagez à louer votre bien nu pendant 9 ans par le biais d’un bail commercial signé avec l’exploitant de la résidence. Même chose, dans le second cas. Mais, outre le remboursement de la TVA, une réduction d’impôt vous est accordée, égale à 25 % du montant de l’acquisition plafonné à 50 000 euros pour une personne seule et 100 000 euros pour un couple. La réduction peut donc atteindre 12 500 euros ou 25 000 euros selon votre situation familiale, étalée sur 6 ans. En contrepartie, vous ne pouvez acheter n’importe où. Seules certaines zones en bien définies, vous permettent d’en bénéficier (zones de moyenne montagne, de campagne).
Un vaste choix
Comme en résidence principale, rien n’est ici secondaire ! Le choix du lieu dépend évidemment de ce que vous recherchez : la notoriété d’un site, la consommation effrénée de loisirs ou la tranquillité d’un lieu un peu en retrait de l’agitation. Quoi qu’il en soit, votre achat plaisir doit être susceptible un jour de cristalliser une plus value ou de générer un revenu locatif. Préférez donc les sites touristiques, mais méfiez-vous des littoraux trop bétonnés, trop fréquentés qui pourraient nuire à votre qualité de vie (embouteillages monstrueux, bruits...). Assurez-vous aussi de la pérennité de la construction. Et si vous investissez dans le cadre d’une résidence de tourisme, pensez qu’une fois le bail de location passé, vous devez disposer d’un bien facile à revendre, à relouer, ou encore susceptible d’être transmis à vos enfants…?
Sophie Lemaître
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