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Economiser l’énergie : une préoccupation de tous les instants

Quoi de plus légitime que de vouloir économiser les énergies quand leur coût ne cesse d’augmenter. Une préoccupation des usagers bien sûr, mais aussi des promoteurs de logements neufs.

Se chauffer, s’éclairer, cuisiner, faire sa toilette ou laver du linge sont autant de gestes consommateurs d’eau, d’électricité, de gaz ou encore de fioul. Une consommation qui coûte cher et qui n’est pas sans conséquence sur l’environnement. Il faut savoir qu’en France, les ménages consomment 47 % de l’énergie produite rien que pour leurs besoins quotidiens. Reste que certains logements gaspillent davantage que d’autres. C’est particulièrement vrai dans l’ancien, même s’il est toujours possible d’agir sur le bâti, ne serait-ce que pour apporter une meilleure isolation, ou d’investir dans l’achat d’équipements plus performants (chaudière à condensation ou basse température, chauffe-eau solaire…).

En terme d’économies, rien ne remplace cependant un logement neuf. D’autant que ces dernières années, des avancées considérables ont été obtenues grâce, notamment, aux différentes réglementations thermiques qui se sont succédé et qui ont permis de diviser par deux, les consommations par mètre carré des logements neufs. Mais dans le même temps, la consommation d’énergie n’a cessé de filer, progressant de 30 %. Une situation qui tient à l’augmentation du parc de logements et à l’apparition de nouveaux besoins.
La nouvelle réglementation thermique (RT 2005) s’atèle d’ailleurs à poursuivre les efforts déjà engagés. Elle renforce de 15 % les exigences de la RT 2000. A l’horizon 2020, la consommation d’énergie devra être inférieur de 40 % à celle de la RT 2000. Il est vrai que le bâtiment est très gourmand en énergie et peu écologique. Il consomme 42 % de l’énergie disponible en France et produit 25 % des émissions de CO2. Comme les consommateurs, les promoteurs en ont pris conscience et construisent désormais en tenant compte de ces paramètres. La certification Habitat et Environnement, délivrée par Cerqual (filiale de l’Association Qualitel) peut vous aider à faire votre choix.

Quoi qu’il en soit, pour économiser l’eau, la plupart des logements reçoivent couramment des robinets mitigeurs ou thermostatiques qui réduisent les gaspillages en eau. Ils permettent d’économiser jusqu’à 10 % du précieux liquide par rapport à un robinet mélangeur. Les WC sont équipés de chasses d’eau à double commande qui réduisent de moitié la consommation d’eau. Mais certaines réalisations vont désormais plus loin, allant jusqu’à intégrer des systèmes de récupération des eaux de pluie servant alors à alimenter l’arrosage des jardins ou les chasses d’eau. Une ressource gratuite, abondante et facile à stocker. Selon l’Ademe, une surface de toit de 100 m2 reçoit 75 m3 d’eau à Paris, 80 m3 à Brest et 65 m3 à Nice.

Côté électricité, l’éclairage permet aussi de réduire la note de façon sensible. Détecteurs de présence dans les espaces de circulation, lampes basse consommation y participent pour beaucoup, permettant d’économiser jusqu’à 70 % de la facture d’éclairage.
Mais, c’est incontestablement le chauffage et la production d’eau chaude qui restent les postes les plus consommateurs d’énergie : ils occupent les deux tiers de la consommation d’énergie des familles. D’où l’importance d’utiliser des équipements performants. Pour une installation électrique, radiateurs à chaleur douce, thermostats commandant la température pièce par pièce sont désormais un minimum. Pour les installations au gaz ou au fioul, chaudières basse température ou à condensation sont privilégiées car elles réduisant la note de 25 à 40 %.

L’énergie solaire a également fait son entrée dans les immeubles collectifs, le plus souvent pour la production d’eau chaude, mais il est également possible de prévoir un chauffage solaire. Sachez toutefois que si le soleil brille partout, il ne produit pas la même énergie à Lille ou à Marseille. Certes, il suffit d’adapter la superficie des capteurs solaires en fonction de la région, mais plus la surface des capteurs est importante, plus l’installation est techniquement difficile à intégrer dans la construction et coûteuse au final. D’autant qu’un système de chauffage complémentaire s’avère généralement indispensable pour palier le manque de soleil durant l’hiver. Il faut en effet savoir qu’une installation à l’énergie solaire ne permet pas, à l’heure actuelle, de produire la totalité du chauffage ou de l’eau chaude nécessaire à un immeuble (40 à 60 % maximum).

Sophie Lemaître

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