Lyon et sa région : un marché toujours très actif
Incontestablement, le marché de l’immobilier neuf en région lyonnaise continue de bien se porter. Mais, face à une demande qui reste élevée, notamment grâce aux conditions d’emprunt toujours très avantageuses, l’offre demeure insuffisante. Certes, les mises en vente progressent. En témoigne les derniers chiffres communiqués par Stratis, l’Observatoire du marché immobilier neuf de la région.
Au 1er semestre 2005, le nombre de mises en vente a, en effet, progressé de 500 unités par rapport à la même période de 2004. A la fin du 1er semestre, 2 200 logements étaient disponibles sur le marché, ce qui correspond à six mois d’activité. Mais si le stock tend à se redresser, le déséquilibre se creuse entre Lyon et ses abords et l’est lyonnais. Dans la ville centre, Caluire et Villeurbanne, les ventes chutent de façon importante. Toujours d’après Stratis, 1 000 ventes y ont été enregistrées au 1er semestre 2005, contre 1 600 durant la même de 2004 et 2 000 en 2002.
A l’époque, ce secteur constituait 62 % des ventes. Aujourd’hui, il ne représente plus que 45 % de parts de marché. C’est donc l’Est lyonnais qui profite de cette désaffection car l’offre y est plus dense et plus accessible financièrement parlant. Car dans l’agglomération, les prix ont continué de grimper durant les six premiers mois de l’année. Sur l’ensemble du secteur Lyon, Caluire, Villeurbanne, le prix moyen au mètre carré atteint 3 100 euros le m2 (hors parking) ; Ce n’est évidemment qu’une moyenne qui cache d’importantes disparités. A titre d’exemple, dans le quartier de La Part-Dieu, les prix oscillent entre 3 300 et 3 600 euros le m2 ; à Vaise, Gerland ou Etats-Unis, ils sont compris dans une fourchette de 3 000 à 3 200 euros le m2 ; à Villeurbanne, ils chutent entre 2 400 et 2 600 euros. L’Ouest lyonnais n’est guère mieux loti. Si le prix moyen au mètre carré ressort à 2 950 euros le m2, Dardilly affiche des prix plus élevés : 3 500 euros en moyenne. Dans les communes du Nord Ouest de Lyon (Ecully, Charbonnières), ils se situent entre 2 800 à 3 100 euros le m2. Comparé à tous ces secteurs, force est de constater que l’Est lyonnais est plus accessible puisque son prix moyen au mètre carré s’établit à 2 330 euros. D’où une demande de plus en plus forte pour ce secteur. Il faut dire que sur Lyon, le budget moyen des acquéreurs ne va guère au-delà de 2 200 à 2 400 euros le m2. Et même si certains programmes à plus de 4 000 euros le m2 se vendent comme des petits pains dans les secteurs les plus cotés de la capitale régionale, force est de constater que la majorité des acquéreurs n’a qu’un choix limité, en l’occurrence l’Est lyonnais ou la troisième couronne nord : en moyenne 2 200 euros le m2. En 2002, 85 % des logements de l’agglomération étaient à moins de 2 200 euros le m2, aujourd’hui, ils ne représentent plus que 20 %. C’est dire combien la hausse a été brutale et difficile à absorber pour les ménages intermédiaires dont les revenus sont loin de progresser au même rythme.
Sophie Lemaître
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