Stocks toujours insuffisants en Ile-de-France
Selon les statistiques du Capem et de la FPC (Fédération des Promoteurs Constructeurs d’Ile-de-France), 22 800 logements neufs ont été réservés au cours de l’année 2004, un chiffre en hausse de plus de 2 % (+ 500 logements) par rapport à l’année 2003 qui s’était, pour sa part, terminée avec 22 300 logements. Preuve que le marché du logement neuf demeure très actif en Ile-de-France.
Parallèlement, le nombre des mises en vente progresse puisqu’il atteint 21 800 logements en 2004 (contre 20 000 en 2003), mais cela reste en deçà des besoins.
Face à une demande en logements neufs qui reste très soutenue, l’offre ne se reconstitue pas suffisamment. De fait, à fin décembre, il restait quelque 8 900 logements à vendre, soit l’équivalent d’un peu moins de 5 mois de commercialisation. Côté prix, le déséquilibre du marché ne va pas dans le sens d’une stabilisation. Pour ce qui concerne le collectif qui représente l’essentiel de la production, les prix ont progressé de 13 % entre 2003 et 2004.
Si les ventes se tassent en Seine-et-Marne, on assiste en revanche à une montée en puissance de la Seine-Saint-Denis qui, en 2004, a représenté 16 % du marché (contre 12 % en 2003). Plus de 3 500 ventes y ont été réalisées ce qui ne s’était pas produit depuis une bonne quinzaine d’années. Le développement de certaines communes y a fortement contribué, entraînant la construction massive de logements neufs et modifiant du même coup l’image de certains quartiers dévalorisés.
Quant aux investisseurs, ils sont moins présents en Ile-de-France qu’en régions. Ils constituent 45 % des ventes de l’année 2004.
Sophie Lemaître
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