L’activité de la promotion neuve reste bien orientée
Assurément, le marché du logement neuf reste bien orienté. Les chiffres publiés en juin dernier par la Fédération des Promoteurs Constructeurs de France (FPC) en attestent. Au cours du premier trimestre 2006, le nombre de ventes progresse de 8,9 % par rapport à la même période de l’année précédente, atteignant 32 765 ventes. Ce sont les appartements qui tirent l’activité vers le haut puisque les ventes dans ce domaine augmentent de 11,5 %. Les maisons, en revanche, subissent une baisse (- 4,8 %). Les deux et trois pièces font le gros des transactions, représentant respectivement 37 et 39 %. Ils sont d’ailleurs en forte progression par rapport au 1er trimestre 2005. Quant aux quatre pièces et plus, ils comptabilisent 18 % des ventes et les studios seulement 6 %. Le dynamisme des ventes se révèle particulièrement fort dans certaines régions comme le Languedoc Roussillon (+ 59 %), la Bourgogne (+ 47 %), la Bretagne (+ 30 %), le Centre (+ 24 %), le Midi Pyrénées (+ 22 %), l’Alsace (+ 19 %) et la Provence-Alpes-Côte-d’Azur (+ 18 %). D’autres régions, tout en affichant de bons scores, restent plus mesurées. Il en va ainsi des Pays de Loire (+ 9 %), du Nord-Pas-de-Calais (+ 6 %) et de l’Aquitaine (+2 %). D’autres, en revanche, connaissent un net repli. C’est le cas en Normandie (- 31 %), en Poitou-Charentes (- 24 %), en Ile-de-France (- 16 %) et en Rhône-Alpes (- 4 %). Malgré tout, la FPC table sur 115 000 à 120 000 ventes en fin d’année.
Les mises en vente affichent également un bon score puisqu’elles font un bond en avant de 13 % au premier trimestre 2006 par rapport au premier trimestre 2005 (+ 14 % pour les appartements et – 6 % pour les maisons). D’où une progression de l’offre disponible (+ 33 %), soit 56 102 logements au premier trimestre 2006 contre 42 000 pour la même période de 2005. L’offre disponible sur le marché ne représente toutefois que 5 % pour les appartements et 6 % pour les maisons.
Quant aux prix, on assiste à un léger ralentissement de la hausse : 7 % au premier trimestre, contre 10 % l’année dernière à la même époque. Bien entendu, des disparités existent d’une région à l’autre. Parmi les secteurs qui augmentent le plus, la région Paca et plus précisément l’agglomération niçoise qui voit ses prix bondir de 20 % en l’espace d’un an (soit 4 920 € /m2 moyen). Vient ensuite le Languedoc Roussillon. A Montpellier, la hausse atteint 12 % (3 180 €/m2). Avec 10 % (4 106 €/m2), la région Ile-de-France n’est pas épargnée tandis que Paris où l’offre est très faible, enregistre 8 % (7 809 €/m2). En Rhône Alpes, la progression des prix se situe à 9 % (3 140 €/m2). Même score à Toulouse en Midi Pyrénées tandis qu’en Provence et dans le Nord-Pas-de-Calais, les hausses sont moins fortes. Marseille se cantonne à 7,9 % ( 3 050 €/m2), tandis que Lille à 7 % (2 900 €/m2). L’Alsace se démarque du lot : l’agglomération strasbourgeoise affiche des prix stables (2 530 €/m2).
Sophie Lemaître
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