Toujours l’effervescence
En décalage par rapport à la conjoncture économique et à une croissance qui tend à régresser, cette effervescence du marché de l’immobilier neuf persiste pour des raisons évidentes.
Tout d’abord, parce que l’engouement des français pour la pierre est loin de s’être émoussé. Au contraire, il demeure plus vif que jamais, d’autant que les conditions d’emprunt restent très favorables - les taux d’intérêt ont encore baissé ces dernières semaines.
Ensuite, parce que le dispositif Robien rencontre une très forte adhésion depuis que ses modalités d’application ont été assouplies en avril 2003. On peut même constater que ce sont les ventes aux investisseurs qui soutiennent le marché. Rien qu’entre 2003 et 2004, leur part est, en effet, passée de 52 à 58 %. Les prix s’en ressentent évidemment. En moyenne, ils ont encore grimpé de 9 % sur l’ensemble du territoire en 2004. Pas sûr d’ailleurs que 2005 verra un retour à plus de sagesse. Pour l’heure, hormis les interrogations qui subsistent quant à la remontée des taux d’intérêt, aucun élément ne va dans le sens d’une accalmie.
La hausse significative des mises en vente (+ 22,8 %) qui, avec un volume de 114 000 unités, devient supérieur à celui des ventes, pourrait, toutefois, contribuer à un retour à l’équilibre. « Seule l’augmentation de l’offre permettra de répondre aux besoins mais aussi de modérer la hausse générale des prix de l’immobilier et des loyers », analyse Marc Pigeon, le président de la Fédération des promoteurs constructeurs de France (FPC). Mais augmenter l’offre ne suffit pas. Il faut aussi la diversifier pour satisfaire les besoins du plus grand nombre d’acquéreurs. Un défi que les promoteurs entendent bien relever.
Sophie Lemaître
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