Vous êtes ici : Explorimmoneuf > Actualité > Les nouvelles clés de l'immobilier

Les nouvelles clés de l'immobilier

Publié le 22/08/2012, dans : Régions

De l’évolution des prix à celle des taux de crédit en passant par les nouveaux encadrements législatifs, voici tout ce qu’il faut savoir pour comprendre le marché et bien investir.

Partager 

En cette rentrée 2012, une chose est sûre : malgré des taux de crédit qui n’ont jamais été aussi bas, le marché immobilier continue d’être ballotté par la crise économique. Et l’attentisme prévaut : du fait des incertitudes qui pèsent sur l’emploi et le pouvoir d’achat des Français ; du fait des lois de finances rectificatives pour 2012 et 2013 – qui ne manqueront pas d’alourdir la fiscalité des particuliers tant sur l’immobilier que sur le patrimoine – ; du fait, enfin, des banques qui mettent la barre de plus en plus haut pour accorder leurs financements. Nul doute que l’année 2012 ne sera pas un bon cru pour l’immobilier. Sur le marché de la transaction, cette situation inquiète les professionnels.

 

Le marché du neuf à la peine

 

La dernière note de l’Observatoire de la Fédération des promoteurs immobiliers (FPI) qui porte sur le 2e trimestre 2012 n’est guère rassurante. Car le recul de l’activité s’amplifie. Le volume des ventes régresse de - 29 % sur le second trimestre 2012 alors qu’il s’établissait à - 25 % sur le premier. Résultat, « sur l’ensemble du premier semestre, 27 079 ventes ont été réalisées qui permettent de tabler sur un volume de 75 000 ventes sur l’année 2012 contre 103 000 l’an dernier, ce qui signifie un recul de - 27 % entre le 1er semestre 2011 et le 1er semestre 2012 », explique François Payelle, le nouveau président de la FPI. Les raisons ? Elles sont multiples. Outre la crise, le rabotage des niches fiscales – et notamment du dispositif Scellier qui représentait 50 à 60 % du volume des ventes l’année dernière – y contribue pour beaucoup. De 22 % pour un logement BBC (bâtiment basse consommation) dans le régime classique, la réduction d’impôt a été ramenée, depuis le 1er janvier 2012, à 13 %. D’où le retrait des investisseurs dont les transactions chutent de 45 % sur un an au premier semestre 2012. La défection des accédants à la propriété participe aussi, mais dans une moindre mesure, à cet effondrement (- 9 % sur un an). Là, c’est l’inadéquation des prix à la capacité d’achat des acquéreurs qui en constitue la principale cause. D’autant que sous l’effet d’une réforme du PTZ+ moins favorable aux primo-accédants et d’une frilosité accrue des banques tenues de respecter les ratios de solvabilité de Bâle III et qui jouent la sécurité dans leurs conditions d’octroi des prêts immobiliers, il devient de plus en plus difficile d’emprunter aujourd’hui.

 

Le marché de l'ancien au ralenti

 

Fini le temps où les acquéreurs pouvaient financer leurs projets à 100 % et plus sur 25 ou 30 ans. Les établissements financiers exigent un apport personnel de l’ordre de 10 à 20 % et n’encouragent plus les prêts au-delà de 20 ans. Le marché de l’ancien se heurte aux mêmes difficultés et enregistre aussi un sérieux repli du volume des transactions. Plus modéré toutefois que dans le neuf. Les derniers chiffres publiés par la Fnaim font en effet état d’un recul de 15 % sur un an au 2e trimestre 2012. Certains réseaux comme Century 21 ou Laforêt Immobilier, qui établissent leurs propres statistiques, arrivent plus ou moins aux mêmes conclusions. Dans l’ancien, c’est surtout la suppression du PTZ+ qui handicape le marché. Rappelons en effet que, depuis le début de l’année, l’aide ne concerne plus que les logements neufs (ou lourdement réhabilités) et les logements acquis auprès des bailleurs sociaux. De quoi refroidir les acquéreurs. Pour preuve, le baromètre Fnaim/Ifop publié en juin dernier enregistre une dégradation de la confiance des ménages en matière d’immobilier. 16 % seulement des interrogés considèrent la conjoncture favorable à l’achat. En revanche, une grande majorité des sondés estiment que des mesures devraient être prises pour aider les accédants à la propriété. Inutile de dire que les professionnels appellent aussi les pouvoirs publics à prendre des mesures pour redresser l’activité. Nouvelle version du Scellier, maîtrise des coûts du foncier, aménagement de la fiscalité des plus-values, refonte du PTZ+… sont autant de sujets au coeur des marchés de l’immobilier.

Colette Sabarly © Explorimmoneuf.com

Réagissez à cet article en ajoutant votre commentaire

  •  
    Votre email ne sera pas visible
Réactions (0) Commentaires
    Soyez le premier à réagir.
    •  
    * Champs obligatoires
    Le champ email est obligatoire. L'adresse email saisie est invalide. Le prénom est obligatoire. Le nom est obligatoire. Le message est obligatoire. Le champ "Email de votre ami" est obligatoire. L'adresse email de votre ami est invalide.