Le palmarès des villes préférées des cadres

29/08/2017

Si les cadres parisiens travaillent massivement à Paris ou dans la région, beaucoup d’entre eux rêvent de vivre ailleurs. Et c’est Bordeaux qui remporte la palme, suivie par Nantes et Lyon. Focus immobilier sur l’étude menée par Cadremploi.

C’est un fait : vivre à Paris ou en périphérie n’est pas forcément la panacée pour de nombreux cadres parisiens. Certes, c’est en Ile-de-France que les opportunités d’emploi sont les plus nombreuses pour les cadres – plus d’un cadre sur deux travaille à Paris - mais côté qualité de vie, la capitale peut mieux faire. D’ailleurs, nombre de cadres parisiens se verraient bien habiter ailleurs. C’est en tout cas ce que révèle la nouvelle enquête de Cadremploi (groupe Figaro).

Selon cette étude, en effet, 55 % des cadres expriment leur insatisfaction à vivre à Paris ou en banlieue. Cette insatisfaction est plus particulièrement ressentie par une population jeune. Selon l’enquête, 58 % ont entre 36 et 45 ans. Ils vivent souvent en couple (56 %) et ont des enfants (60 %). De cette étude, il ressort donc que Paris sied davantage aux jeunes, aux célibataires… ayant des revenus élevés. Logique car, compte tenu de leurs revenus, ils n’ont aucun problème pour se loger ou trouver de bonnes écoles pour leurs enfants. Les insatisfaits, eux, évoquent en majorité (68 %) un temps de trajet domicile/travail trop long. Il est vrai que, selon une étude de l’Institut d’aménagement et d’urbanisme (IAU) d’Ile-de-France, les Franciliens parcourent en moyenne 27,7 km par jour pour se rendre et revenir de leur travail et y consacrent en moyenne 1h24 quotidiennement.

Parmi les autres sujets d’insatisfaction, arrive en deuxième position, le coût de la vie, un problème pour 55 % des interrogés, ainsi que la difficulté de se loger (53 % des répondants). Il n’est pas rare, en effet, que les Parisiens consacrent 30 % de leurs revenus à leur logement. Une enquête réalisée par le courtier Empruntis.com corrobore ce fait, faisant ressortir que la part du budget alloué au logement dans les revenus du foyer est jugée trio importante pour 57 % des locataires qui se plaigne, de fait, d’être privés d’une certaine capacité d’épargne et donc de restreindre leurs dépenses de loisirs. Pour 47 % des interrogés, le manque de proximité avec la nature est cité, de même que l’environnement (37 %). L’insécurité (22 %), la gestion de la famille (20 %) ou encore les obligations professionnelles (10 %) figurent aux dernières places des raisons d’insatisfaction.

La mobilité régionale au secours du portefeuille

Il n’est donc pas surprenant que sur l’ensemble des cadres interrogés, 80 % envisagent une mobilité régionale. Sur cette part, 80 % ont entre 36 et 45 ans, 81 % sont des dirigeants, 80 % sont en couple et ont un enfant. A 81 %, ils gagnent entre 75 000 et 90 000 € et projettent cette mobilité dans un délai relativement court : 40 % la prévoient dans moins d’un an, 40 % entre 1 et 3 ans, 14 % entre 3 et 5 ans. Lors de ce changement de région, 24 % des cadres vendraient leur résidence parisienne et achèteraient en région. Ils sont quasiment le même pourcentage (23 %) à envisager d’arrêter leur location et de relouer en région ou de dénoncer leur location et d’en profiter pour acheter en région (18 %).

Pour profiter de conditions de vie et de travail plus agréables, 90 % des cadres sondés sont aussi prêts à faire des concessions. Ils pourraient accepter une baisse de salaire (56 %), une reconversion professionnelle (48 %), l’abandon d’un poste en siège social pour un centre opérationnel (43 %), un niveau de poste moins élevé (35 %), un éloignement temporaire de la famille (31 %), le suivi du conjoint (20 %) ou encore un temps de transport plus important (12 %). Question salaire, si 31 % des interrogés n’accepteraient pas de perdre plus de 3 000 € par an, 27 % pourraient envisager une baisse de 3 000 à 5 000 € de revenus.

Cadremploi a également voulu savoir où les cadres parisiens aimeraient habiter. Sans grande surprise, Bordeaux arrive en tête, plébiscitée par 58 % des interrogés. Viennent ensuite dans le top 10 Nantes (43 %), Lyon (40 %), Toulouse (32 %), Montpellier (27 %), Nice (23 %), Rennes (20 %), Marseille (16 %), Lille (13 %), Strasbourg (11 %). Des choix qu’ils motivent par la recherche d’un meilleur cadre de vie (91 %), d’un équilibre vie professionnelle/personnelle (67 %) et par un climat agréable (48 %). Les prix de l’immobilier, la dynamique économique de la ville figurent aussi en bonne place, respectivement à 39 et 32 % des motivations des répondants. Assurément, les grandes capitales régionales ont la préférence des cadres parisiens. L’occasion, pour Explorimmoneuf, de dresser le portrait, tant au plan démographique, économique qu’immobilier, de ces villes qui séduisent tant.

LES INDICATEURS

=> Évolution du prix moyen au mètre carré d’un appartement ancien sur un an (1)

=> Évolution du prix moyen d’une maison ancienne sur un an (1)

=> Évolution du prix moyen au mètre carré dans le neuf sur un an (2)

=>Taxe d’habitation moyenne (3)

=> Taxe foncière (3)

=> Évolution du loyer moyen d’un studio sur un an (4)

=> Évolution du loyer moyen d’un 2-pièces sur un an (4)

=> Évolution démographique sur 5 ans (5)

=> Évolution de l’emploi sur 5 ans (5)

Sources : Notaires de France (1), Fédération des promoteurs
immobiliers (2), Observatoire SFL (3), Clameur (4), Insee (5).


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Vos réactions

  • wanguard 29/08/2017

    Les cadres iront ou les décideurs politiques et économiques de ce pays le voudront c'est comme ça.
    Le business c'est ajouter des tours monstrueuses à la Défense ou Paris sans s'occuper de savoir comment les gens vont y aller bosser.
    De temps à autre, certains se posent la question de savoir si perdre 2/3 h tous les jours pour se déplacer dans des conditions dégueulasses ça n'influerait pas sur la qualité de vie et du travail, mais "rassurez" vous c'est fugace.
    Ces décideurs ne savent pas ce que c'est.
    La réponse de nos élites est de dire "nous voulons être les premiers" donc on va dépenser toujours plus de fric, nos impots, pour creuser des trous et faire passer toujours plus de métros bus et autos pour soi disant améliorer le truc.
    En vain mais ils adorent ça !
    Ceci écrit, pour être passé quelques fois du coté de Rennes ou Nantes aux "heures de bureau" pas grand chose à envier à Paris coté circulation auto.
    OK, 30/50 minutes des plages (pas toujours hein?) mais bon... on trouve à se loger moins cher dans un plus joli cadre, je reconnais.
    Du grain à moudre pour les horaires décalés et le télétravail, toute une révolution dans les têtes des décideurs.