Publié le 01/05/2009, dans : Financer son logement neuf, Interviews
Les banques ne peuvent se passer des courtiers

Geoffroy Bragadir : Les courtiers sont certes des partenaires des banquiers, mais il faut être lucide. Ils représentent 20 % de la production de crédit, et si les banques n'aiment pas l'idée d'avoir besoin des courtiers, elles ne peuvent pas s'y soustraire. Elles sont tentées de passer outre en avançant comme argument qu'elles disposent de suffisamment d'agences pour y parvenir.
Dans la réalité, ce n'est pas aussi simple.
Entre la volonté des banques à l'échelon national et les moyens qu'elles mettent à la disposition de leurs agences, il y a un tel décalage. Elles fixent des objectifs pour lesquels il faudrait 15 personnes par agence, alors qu'en moyenne, il n'y en a que quatre ou cinq. Pour notre part, nous n'avons effectivement pas d'agences sur le terrain, mais nous avons une centaine de conseillers aguerris aux mécanismes du crédit.
Dans une agence, le conseiller doit à la fois être spécialiste du crédit, des produits financiers, des cartes bancaires, des comptes de dépôt...
Ce n'est pas possible. Certaines banques ont mis en place des pôles immobiliers, mais elles ne peuvent pas déléguer un conseiller dans chaque agence. C'est la raison pour laquelle elles font appel à des courtiers. La production que le courtier génère leur est donc très utile.
Les banques versent aux courtiers des honoraires pour chaque crédit qui s'est concrétisé, mais seulement à la signature chez le notaire.
De son côté, le courtier qui a fait signer un mandat l'autorisant à rechercher un crédit pour son client, facture dans la plupart des cas des honoraires à l'emprunteur. Mais en ce qui nous concerne, nous ne percevons pas d'honoraires car, de par notre organisation, nous faisons des économies d'échelle qui nous permettent d'avoir cette politique.
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