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Evolution du marché du neuf dans les Bouches-du-Rhône (13)

Publié le 01/09/2008, dans : Marché Sud-Est

I.B. :Comment entrevoyez-vous l’évolution du marché au niveau départemental ?

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Christelle Soul : Le marché des maisons reste très porteur. Nous l’observons avec le domaine de Bel-Air à Salon-de-Provence, un programme où l’on a ciblé une clientèle de jeunes couples qui n’arrivent pas à se loger à Aix-en-Provence. Le produit type est la maison économique de 3-pièces de 55 m2 à 170 000 euros et le 4-pièces à 200 000 euros, avec jardin et garage. Nous avons un second projet à Sénas, entre Alpilles et Lubéron, où nous avons lancé une seconde tranche de logements entre 240 000 et 250 000 euros, attirant jeunes et moins jeunes. Nous arrivons, malgré les difficultés, à trouver des terrains dans ces localités qui constituent un marché de niches. Nous avons connu un succès dans le village de Roquevaire avec un programme, en cours de commercialisation, d’une centaine de lots, composé de maisons et collectifs. Nous avons aussi une opération à Aubagne où la clientèle locale de primo-accédants, aidée par les parents, est particulièrement importante. Face à la demande locative impressionnante, les acheteurs locaux se comportent en véritables investisseurs affectifs, préparant ainsi leur retraite. Au total, nous avons une vingtaine de programmes en Provence, dont les plus récents sont Intermezzo, une résidence de 56 logements à Marseille, et Aixtenso, une opération de 22 logements à Aix-en-Provence. Enfin, avec le parc de la Tèse, à La Ciotat, nous allons réaliser 300 logements, dont 100 maisons, autour d’un parc arboré de 7 ha.

Alexandre Miloyan : Nous sommes résolument optimistes devant la fréquentation de nos bureaux de vente. De plus, dès lors qu’il y a adéquation entre les programmes et les prix de ventes, la commercialisation se déroule dans de bonnes conditions. Nous sommes dans un marché changeant, car l’évolution des taux bancaires a un effet sensible sur nos rythmes de commercialisation. Concernant nos perspectives de développement, nous restons volontaires et offensifs avec deux types de produits, l’un adapté au primo-accédant à moins de 3 000 €/m2 et l’autre, où la demande est soutenue, plus haut de gamme avec des emplacements exceptionnels. Bien que nos volumes d’opérations soient différents entre Marseille intra-muros et le secteur situé jusqu’à 50 km autour de Marseille, le nombre d’opérations est équivalent. Nous sommes présents à Aubagne, Rousset, Istres ainsi que Salon-de-Provence. Les situations peuvent différer d’une commune à l’autre : à Istres, la clientèle a un pouvoir d’achat assez faible tandis qu’à Aubagne, les prix sont plus élevés en raison de la rareté de l’offre et de la présence d’investisseurs locaux. Bien que nous ayons de nombreux projets, nous n’avons, pour l’instant, programmé aucun lancement avant la fin de l’année.

Jean-Christophe Sola : Bien que la demande reste forte, nous allons devenir beaucoup plus sélectifs en matière de foncier, d’emplacement, de secteurs d’implantations et d’offre existante. Nous allons essayer de nous développer sur des secteurs où la concurrence est moindre, mais nous cherchons toujours à nous positionner dans les zones d’attractivité des grands pôles d’emplois, jusqu’à une demi-heure de distance. Quant à notre activité, outre des projets en préparation, nous commercialisons en ce moment une fin de programme à Aix-en-Provence et une autre à Marseille, dans le 14e arrondissement.

Emmanuel Duchange : Nous nous concentrons sur notre coeur de métier, c’est-à-dire la production de logements de qualité, en accord avec une demande toujours forte mais plus sélective. Pour Constructa, le marché de la primoaccession incluant la TVA à 5,5 % et le marché du haut de gamme au-delà de 4 500€/m2 restent très porteurs, et prioritaires. Actuellement, nos programmes d’Aix-en- Provence et le Panama, dans le 7e, répondent à cette demande haut de gamme. Nous sommes également présents à la Belle de Mai avec un programme en TVA à 5,5 % et sur le Village, à la gare Saint-Charles, avec une offre variée bénéficiant d’une position centrale et répondant aux besoins des actifs primo-accédants.

Didier Girard : Je suis confiant, car la demande existe. Notre région bénéficie d’un héliotropisme attractif. La migration des “papy boomers”, que l’on observait naguère plutôt dans les Alpes-Maritimes et dans le Var, a tendance à se produire désormais aussi dans notre département. C’est une tendance lourde sur laquelle nous pouvons compter et qui produira, à long terme, des effets positifs. En terme d’offre, nous venons de lancer deux opérations : l’une à Vauvenargues, baptisée les Beaux-Arts, d’une vingtaine de logements ; l’autre à Roquevaire, le Hameau des Berges, de 56 logements. Parmi nos projets futurs, il y a une opération à Sainte-Marthe, que nous devons lancer en septembre. Nous commercialisons actuellement 22 opérations sur les Bouches-du-Rhône : sur Marseille, bien évidemment, mais aussi à Aix-en-Provence, à Bouc-Bel-Air, ainsi que trois opérations à La Ciotat – dont une sur la plage. De surcroît, nous réalisons deux résidences à Avignon.

Isabelle Jaubert : Progressivement, le marché se réajuste et nous en tenons évidemment compte dans notre offre. Cogedim se développe de façon importante, notamment sur des communes de l’étang de Berre, mais nous nous recentrons aussi sur le segment haut de gamme à Marseille. Nous restons dans le coeur de notre métier et, au regard des deux derniers lancements, àMarseille et à La Ciotat, nous sommes optimistes sur les perspectives de l’activité.

Pascal Ilari : À Marseille, je cible une clientèle de primo-accédants et je vais lancer prochainement un projet à Château-Gombert. Je suis cependant principalement implanté à Aix, où je concentre 80 % de mon activité sans connaître de difficultés de commercialisation. L’image d’Aix reste très positive, tant au niveau national qu’international. C’est cependant une commune très atypique du département dont le marché est restreint, limité par les possibilités de foncier et de développement avec des rythmes de vente identiques à ceux de l’an dernier. Je compte cinq projets, situés à Aix-en-Provence et Bouc- Bel-Air. Nous allons lancer une petite opération de 25 logements dans le quartier de la Torse et cinquante logements au Pont-del’Arc, ainsi qu’une trentaine de logements à Aix-en-Provence, dans le secteur ouest.

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