Publié le 01/03/2009, dans : Marché Ile-de-France
Entre la baisse amorcée des prix, le recul des taux, le PTZ doublé dans le neuf, le Pass foncier et les nouveaux outils pour investir, il existe aujourd'hui de belles opportunités en Île-de-France. Enquête sur ces petits ruisseaux qui font les grandes rivières.

Faites ce test : lancez la conversation sur l'immobilier au cours d'un dîner entre amis. Immédiatement, vous entendrez fuser des questions : “Les prix montent-ils encore à Paris ?”, “Combien vendrions-nous notre 3-pièces à Suresnes ?” ou encore “Quelle remise escompter pour un bien sur plans ?” Malgré la crise, chacun continue de scruter les tarifs et les offres comme le pêcheur guette sa proie. Si vous faites partie de ceux qui s'apprêtent à lancer leur ligne, sachez qu'une belle prise proche de la livraison peut mordre à l'hameçon.
En ce moment, les bans sont bien fournis en Île-de-France. Certes, les mises en vente ont régressé, tant dans le neuf que dans l'ancien, mais les acquéreurs se montrent moins nombreux...
Le rôle des banques
Questions cruciales à vous poser avant de partir à la recherche du poisson qui frétille : les établissements financiers sont-ils prêts à vous suivre ? Et que vous coûteront les intérêts ? “Les taux sont clairement orientés à la baisse depuis novembre,avec une forte accélération à partir du début de décembre, répond-t-on chez le courtier en ligne Empruntis.
À titre d'exemple, un dossier “moyen” qui obtenait 5,40 % sur 20 ans en octobre, est financé à 4,85 %, soit un gain de plus d'un demi-point. “Les établissements financiers prêtent à nouveau, puisqu'ils ont tiré parti des baisses successives des taux de la Banque centrale européenne, poursuit le courtier. Cela leur permet de prêter moins cher et, en même temps, de reconstituer leurs marges. C'est du gagnant-gagnant, disons aux 3/4 pour les banques et au quart pour la clientèle ! Mais le pire est derrière nous. Le ciel se montre plus clément à l'horizon”. Parmi les établissements qui jouent le jeu, la Banque Postale fournit de gros efforts pour attirer une nouvelle clientèle, mais à des taux similaires à ceux de ses consoeurs. “Des réseaux ont clairement ouvert les vannes du crédit, comme BNP Paribas ou Le Crédit Lyonnais, renchérit Empruntis. La Société Générale aussi, mais sa typologie de clients a des revenus mensuels de 5 000 à 6 000 €”.
Pour ce qui est des prêts-relais, les banques prêtent en Île-de-France dans une fourchette comprise entre 60 et 70 % de la valeur de la revente. Tout dépend du bien. Si vous vendez un appartement dans un beau quartier comme le 7e, vous avez toutes les chances de vous voir prêter 70 à 80 %. En revanche, dans un secteur en devenir où s'annoncent de sévères corrections, ne vous attendez pas à obtenir plus de 60 %.
À lire aussi :
Rechercher un article

fansDevenez fan sur Facebook
followersSuivez-nous sur Twitter